LOSC : Les lillois appellent à l’humilité avant de recevoir le Bétis
D’un côté, un latéral qui va disputer sa toute première Ligue des champions et qui retrouve un club qui l’a vu performer. De l’autre, un entraîneur qui va vivre sa première comme numéro un dans cette compétition, mais qui la porte dans le sang depuis son adolescence. À la veille de LOSC-Betis, Romain Perraud et Davide Ancelotti ont livré des confidences qui se répondent presque terme à terme.
Ce mardi soir à 21h, le LOSC lance sa campagne de Ligue des champions face au Real Betis, dans le cadre de la première journée de la phase de ligue. Un rendez-vous chargé en symboles pour deux hommes du club nordiste, à des postes bien différents mais avec un point commun frappant : aucun des deux n’a jamais connu cette compétition dans son rôle actuel.
LOSC – Bétis : Une excitation partagée pour une double première
Interrogé sur son ressenti avant cette grande première personnelle, Romain Perraud n’a pas caché son enthousiasme : « C’est vrai que c’est ma première. Je pense que le mot excitation, c’est le bon mot. Je suis très excité à l’idée de démarrer, parce que c’est la plus belle des compétitions européennes. C’était une forme de rêve. »
Une émotion presque miroir de celle exprimée par Davide Ancelotti, lui aussi confronté à une première inédite, celle de diriger un banc en Ligue des champions : « Ce match, ce sera les débuts dans ce rôle avec ses responsabilités en Ligue des champions. Mais ce n’est pas une découverte. J’ai eu la chance de vivre des moments incroyables en tant qu’adjoint. » Une manière pour l’Italien de rappeler que, si le costume est nouveau, la compétition ne lui est pas étrangère.
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LOSC : Deux discours qui appellent à l’humilité collective
Malgré l’excitation individuelle, les deux hommes ont tenu un discours similaire sur la prudence à observer collectivement. Perraud a ainsi rappelé le contexte encore fragile du début de saison lillois : « On a envie de performer sur tous les tableaux. Maintenant, il faut faire preuve d’humilité. Voilà, c’est que le début de la saison. Il faut aborder tout ça avec beaucoup d’ambition, mais aussi beaucoup de tranquillité parce qu’on ne sait pas comment la saison va se passer. »
Ancelotti a tenu un discours dans la même veine, tout en fixant un cap ambitieux sur la durée de la compétition : « On est là aujourd’hui parce que le club a fait un gros travail l’année dernière et parce que l’équipe mérite de disputer cette compétition. Je ne sais pas jusqu’où on va aller, mais s’il y a une chose dont je suis sûr, c’est qu’on va se battre contre n’importe qui, sur n’importe quel terrain. L’objectif qu’on a à partir de demain, c’est d’être extrêmement compétitif dans cette compétition jusqu’à la fin. »
LOSC – Bétis : Un adversaire respecté par les deux camps
Sur l’analyse du Betis, joueur et entraîneur convergent également vers un même constat : celui d’une équipe dangereuse balle au pied, à ne surtout pas sous-estimer. Perraud a été direct sur ce point : « C’est une équipe qui a beaucoup de qualités, avec des joueurs très techniques. Quand cette équipe possède le ballon, elle est très dangereuse. Il faut être méfiant, bien se préparer. C’est une équipe qui est capable de battre le Real Madrid, ce qui en dit long sur sa qualité. »
Ancelotti a développé une analyse similaire, en pointant les similitudes stylistiques entre les deux formations : « Il y a malgré tout, si vous regardez les joueurs qui composent cette équipe, beaucoup d’expérience et de qualités techniques. Ils veulent le ballon, ils pratiquent un jeu offensif. Il y a des similitudes entre le Betis, et nous. C’est une équipe offensive, mais qui possède aussi une belle organisation défensive. Ils n’ont pas pris de but en championnat, à l’exception du match contre Levante. »
Des liens personnels qui donnent du relief à la rencontre
Au-delà du seul enjeu sportif, ce match revêt une dimension particulière pour les deux hommes, chacun à sa manière. Pour Perraud, ancien joueur du club andalou, l’attache est directement familiale : « C’est toujours agréable de revoir des coéquipiers avec qui on a pu jouer. Je connais aussi très bien l’entraîneur et beaucoup de monde là-bas. En plus de ça, ma fille est née à Séville, donc c’est vrai que c’est un club un peu particulier. »
Pour Ancelotti, c’est davantage la Ligue des champions elle-même qui le renvoie à des souvenirs personnels forts, entre son adolescence supporter et son passé de banc adverse contre le LOSC lui-même sous les couleurs du Real Madrid : « La Ligue des Champions, c’était le début de ma vie et c’est le présent. C’est quelque chose de spécial et bien sûr je considère que c’est quelque chose qui fait partie de mon histoire. J’espère aussi pouvoir écrire mon histoire avec mon prénom dans cette compétition. »
Un respect mutuel affiché malgré l’enjeu
Enfin, si Perraud a surtout insisté sur son attachement actuel aux couleurs lilloises malgré son passé bétique, Ancelotti a lui choisi de saluer son homologue du soir, Manuel Pellegrini, doyen des entraîneurs de cette édition de Ligue des champions face au tout jeune Italien : « C’est quelqu’un qui n’a pas l’estime qu’il mérite parce que c’est quelqu’un qui a une trajectoire incroyable dans le football. Les gens comme nous, qui débutent, on a de l’admiration pour lui. J’ai juste de beaux mots pour Pellegrini et beaucoup d’admiration. »
Deux trajectoires qui se croisent au bon moment
Entre l’excitation sincère d’un latéral gauche qui va enfin fouler une pelouse de Ligue des champions après des années de carrière, et l’ambition affichée d’un entraîneur qui veut inscrire son propre nom dans une compétition qui a bercé toute sa vie, LOSC-Betis s’annonce comme un match à forte charge émotionnelle pour le club nordiste. Reste à savoir si ces mots se transformeront en performance collective dès ce mardi soir, pour lancer de la meilleure des manières une campagne européenne que tout Lille attend avec impatience.