Retour aux affaires dix-sept ans après avoir quitté le club, Roger Ricort hérite d’un chantier colossal à l’OGC Nice. Entre un plan d’économies chiffré à 70 millions d’euros et un vestiaire à assainir, le nouveau directeur sportif niçois n’a que cinq semaines pour redresser la barre.
Une nouvelle discipline imposée dans le vestiaire
Au-delà des chiffres, Ricort et Pantaloni ont décidé de frapper fort sur le plan comportemental. Pointage obligatoire à l’arrivée des joueurs, repas pris en commun, interdiction de parler anglais dans le vestiaire : le duo a imposé un cadre strict dès son arrivée, avec l’idée que le redressement du club doit d’abord passer par un changement de mentalité. Des entretiens individuels sont également menés chaque matin par le directeur sportif pour prendre le pouls de son groupe.
Un homme conscient de l’ampleur de la tâche
Malgré l’incertitude qui plane toujours sur l’avenir capitalistique du club, en attente d’un repreneur depuis le rachat annoncé par Ineos, Ricort assume une mission avant tout de court terme. Il ne se projette pas comme l’architecte du futur niçois, mais comme un pompier de service capable de stabiliser la maison dans l’urgence. Sa cellule de recrutement, bien plus étoffée qu’à l’époque de son premier passage, doit désormais lui permettre d’avancer plus vite sur les dossiers de dégraissage.
OGC Nice : Un retour aux sources voulu par Maurice Cohen
Dix-sept ans après avoir quitté ses fonctions à Nice, Roger Ricort a fait son retour au centre d’entraînement du club début juillet. L’ancien milieu de terrain, passé par Monaco puis Toulon avant de rejoindre les Aiglons comme joueur, a été rappelé par son ami de longue date Maurice Cohen, revenu à la présidence en décembre dernier. Après le départ successif de Grégory Lorenzi puis de Geoffrey Moncada, l’opportunité s’est présentée pour Ricort, qui reconnaît lui-même avoir été surpris d’être rappelé aussi vite à ce poste. Son duo avec le nouveau coach Olivier Pantaloni, qu’il a côtoyé au club à la fin des années 1980, s’est reformé sans accroc dès le 1er juillet.
70 millions d’euros à trouver en cinq semaines
La mission confiée par Ineos, propriétaire du club, est autrement plus lourde que de simples retrouvailles nostalgiques. Après avoir d’abord évoqué des objectifs plus modestes, la direction a fini par fixer la barre à 70 millions d’euros d’économies à réaliser, entre transferts et masse salariale. Un chiffre vertigineux à cinq semaines seulement de la fermeture du mercato, qui oblige Ricort à pousser une large partie de l’effectif vers la sortie.
OGC Nice : Moffi et Kevin Carlos, les deux dossiers prioritaires
Deux noms concentrent l’attention en interne. Terem Moffi, pris pour cible par une partie du public niçois après plusieurs incidents la saison dernière, continue de s’entraîner avec le groupe professionnel. Interrogé sur ce dossier sensible, Ricort a tenu à recadrer le débat autour du respect dû aux joueurs : « On ne respecte pas forcément l’homme mais on est obligés de respecter le joueur. » Une sortie qui a fait réagir bien au-delà de la Côte d’Azur.
Kevin Carlos, lui, complique davantage la tâche du club. L’attaquant a refusé les pistes menant à Samsunspor, en Turquie, et à Preston, en Championship. Actuellement absent pour des raisons personnelles, il pourrait être invité à s’entraîner avec la réserve à son retour si aucune solution ne se dessine rapidement.
OGC Nice : Un mercato sous très haute tension
Entre un plan d’économies vertigineux, des indésirables difficiles à replacer et un vestiaire à remettre au pas, le chantier estival de l’OGC Nice s’annonce parmi les plus complexes de Ligue 1 cet été. Ricort et Pantaloni ont posé les premières bases, reste à transformer ce cadre en résultats avant la reprise du championnat.


