OL : Un but contre Fenerbahçe, un autre face au Havre, une passe décisive contre Auxerre… et pourtant, la data raconte une toute autre histoire. Loïs Openda est aussi le buteur le plus malchanceux de Ligue 1 en ce début de saison. Explications.
Cet été, l’OL est reparti à la chasse au numéro 9 pour la troisième fois en deux ans et demi. Le club rhodanien a misé sur Loïs Openda. À 26 ans, le Belge sortait pourtant d’une saison compliquée à la Juventus, mais son passage par Vitesse Arnhem, Lens puis Leipzig plaidait en sa faveur.
L’entame lyonnaise a de quoi rassurer sur le papier : un but contre Fenerbahçe en barrages de Ligue des champions, un autre en Ligue 1 face au Havre, une passe décisive contre Auxerre. De quoi installer d’entrée son statut de leader offensif dans le projet de Paulo Fonseca ? Oui. La preuve.
Le joueur le plus impliqué et le plus malchanceux de L1
Selon les chiffres Data’Scout sur ses deux premiers matches renseignés, Openda affiche un indice de performance de 93 sur le profil « Attaquant de profondeur », numéro un en Ligue 1 à ce poste, et 78 sur « Renard des surfaces », cinquième du championnat. Des scores qui traduisent une activité offensive réelle : 99 sur les tirs, 87 sur les courses progressives, 99 sur les touches de balle dans la surface adverse.
Le différentiel buts moins xG plonge à 1, signe d’une finition largement en deçà de ce que ses occasions généraient statistiquement. Sa conversion but/tir plafonne à 41, avec un but marqué en deux matches pour 101 minutes de jeu en moyenne. L’écart entre le volume produit et le rendement obtenu saute aux yeux : Openda est décrit par le compte @OL_Data comme le joueur de Ligue 1 ayant manqué le plus d’occasions nettes (4) et générant le plus d’expected goals par match (1,14), tout en étant celui qui tire le plus (6,5 frappes par match).
Un profil complet, loin d’un simple finisseur maladroit
Réduire Openda à un problème de réalisation serait pourtant trompeur. Sur les duels offensifs, il affiche 81 % de réussite, et 90 % sur les dribbles réussis, deux indicateurs qui trahissent une capacité à éliminer son adversaire direct plutôt qu’à subir le jeu. Sa contribution en création reste également notable, avec 83 sur les passes vers la surface et 70 sur les passes clés.
Physiquement, le Belge coche aussi des cases inattendues pour un numéro 9 : 97 sur le nombre de sprints et 98 sur la distance parcourue en sprint, deux chiffres qui traduisent une capacité à répéter les efforts en profondeur, cohérente avec son profil d’« attaquant de profondeur » numéro un du championnat.
Dit autrement, Openda se démène tellement qu’il crée beaucoup de situations sans pour autant conserver la lucidité nécessaire pour mieux concure. Son principal axe de prgrès et sa limite depuis plusieurs saisons.
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Une question de temps plus que de qualité à l’OL
Les précédents lyonnais montrent que la patience finit souvent par payer sur ce genre de profil. Mikautadze avait attendu la neuvième journée pour débloquer son compteur avant d’exploser. À l’inverse d’un Endrick abonné aux buts précoces avant de montrer ses limites, Openda semble suivre un chemin différent mais potentiellement plus solide sur la durée, porté par un volume de situations qui ne trompe pas. Le pari lyonnais n’est donc pas encore gagné statistiquement, mais tous les indicateurs de fond plaident pour une explosion à venir plutôt qu’un doute sur le profil.
Source : Le Progrès, Data’Scout


