Stade Rennais : Les 3 meilleurs joueurs du début de saison selon la Data
Stade Rennais : Trois matches de Ligue 1, trois profils radicalement différents, et un point commun : tous les trois trustent le haut des classements Data’Scout à leur poste. Zoom sur les Rennais qui portent ce début de saison.
Lepaul, le renard qui confirme
Après avoir terminé meilleur buteur de Ligue 1 la saison passée, Esteban Lepaul n’a rien perdu de son efficacité. Trois matches, 99 minutes de moyenne, trois buts : l’attaquant rennais affiche déjà un ratio qui claque. Son indice de performance grimpe à 86 sur le profil « Renard des surfaces », numéro un à ce poste en Ligue 1. Un score qui signifie que Lepaul surperforme 86 % des attaquants des cinq grands championnats européens sur cette période, ramené à 90 minutes.
Le détail confirme l’impression générale. Sur les tirs cadrés, il atteint 81, sur la conversion but/tir 69, et surtout son différentiel buts moins xG grimpe à 80, preuve d’une finition supérieure à ce que ses occasions laissaient présager. Sa lecture des courses de ses partenaires ressort aussi dans les chiffres, avec 99 sur les passes en profondeur et 99 sur les deuxièmes et troisièmes passes décisives, deux indicateurs qui traduisent sa capacité à peser sur le jeu même sans toucher le ballon en premier. Seul bémol : les duels, offensifs comme aériens, où le Rennais reste en retrait, avec seulement 16 sur les duels offensifs disputés et 12 sur les duels aériens disputés.
Rongier, la valeur sûre du milieu au Stade Rennais
À 31 ans, Valentin Rongier reste ce qu’il a toujours été à Rennes : un patron. Son double statut de « Milieu récupérateur » et de « Meneur de jeu en retrait », avec un indice de 90 sur les deux profils, illustre une polyvalence rare pour un joueur qui plafonne pourtant à 172 centimètres. Numéro un en Ligue 1 sur le premier registre, numéro deux sur le second.
Défensivement, le Marseillais d’origine coche toutes les cases : 89 % de duels défensifs gagnés, 80 sur les interceptions, 78 sur les duels défensifs disputés. Ce qui frappe surtout, c’est sa capacité à conjuguer ce travail de récupération avec une vraie influence offensive : 79 sur les passes clés, 86 sur les passes en profondeur, 87 sur les deuxièmes et troisièmes passes décisives. Sa précision de passe reste plus modeste, 53 %, mais elle cache un volume de jeu long important, avec 82 sur les passes longues et 83 sur les passes vers l’avant.
Ait Boudlal, la promesse à polir
Le nom le plus intrigant du trio reste Ait Boudlal. À 20 ans, le défenseur central marocain, courtisé cet été par plusieurs clubs avant que Rennes ne ferme la porte aux prétendants, affiche déjà des indices qui n’ont rien d’anecdotique : 86 sur le profil « Défenseur athlétique », numéro deux en Ligue 1, et 81 sur « Défenseur stoppeur ».
Son point fort saute aux yeux dans le jeu aérien, avec 98 % de duels aériens gagnés, un chiffre quasiment parfait. Il complète cette solidité par 82 sur les interceptions et 73 % de duels défensifs remportés. Balle au pied, le natif de 190 centimètres surprend aussi par ses statistiques de progression, avec 94 sur les courses progressives, largement au-dessus de la moyenne pour un défenseur central. En revanche, la marge de progression se situe clairement dans la construction, avec seulement 35 sur les passes réussies et 14 sur les passes longues.
Sur le terrain, les limites restent surtout liées à la concentration. Les fautes provoquées, 48 sur l’indice, et les 19 sur les cartons jaunes traduisent des approximations qui ne ressortent pas toujours nettement dans la data mais qui restent visibles à l’œil nu, notamment sur quelques décrochages d’attention en couverture. Rien d’illogique à cet âge, pour un joueur qui découvre tout juste la Ligue 1 à ce niveau d’exposition.
Un début de saison qui porte le Stade Rennais
Trois profils, trois rôles, un dénominateur commun : chacun figure parmi les références de son poste en Ligue 1 sur ce début de championnat. Lepaul apporte les buts, Rongier la structure, Ait Boudlal une promesse athlétique encore à affiner. De quoi expliquer, en partie, la physionomie du début de saison rennais, porté par un trio complémentaire plutôt que par un seul homme fort.
Source : Data’Scout