Stade Rennais : Mercato, ambitions et stabilité, les priorités sont connues

par | Juin 30, 2026 | Rennes

Stade Rennais Analyse Data Collectif Rennais

Le Stade Rennais tourne une page. Après une saison marquée par l’instabilité sur le banc, Franck Haise est là pour construire dans la durée. Le club breton a déjà bougé sur le mercato et les données Data’Scout de la saison 2025-2026 dessinent clairement ce qui a fonctionné, ce qui doit changer, et ce que le recrutement estival doit corriger.

Le rapport Data’Scout positionne Rennes dans la famille du gegenpressing, style similaire à RB Leipzig (74%), Atalanta (70%) et Strasbourg (70%). C’est cohérent avec ce que Haise a produit à Lens et avec ce que les données offensives rennaises montrent cette saison. L’identité est là. La régularité reste à construire.

Les forces du Stade Rennais: intensité, aérien, pressing et création

Les chiffres qui sautent aux yeux dans le rapport collectif rennais sont ceux de l’intensité (95), la défense aérienne (91) et le pressing (69). Rennes est l’un des clubs les plus intenses de Ligue 1 cette saison, et ça se confirme par rapport à la saison précédente : intensité à 95 vs 90, pressing à 69 vs 54, aérien à 83 vs 54. Des progressions massives sur ces trois critères qui reflètent un collectif qui s’est densifié physiquement.

Le XI type Data’Scout illustre la puissance du secteur offensif et du milieu. Rongier est le meilleur joueur de l’effectif en tant que MDC (94), Camara suit à 91 au milieu central. En attaque, Lepaul ressort à 97, le chiffre le plus élevé de tout l’effectif rennais. Frankowski à droite (88) et Merlin à gauche (90) forment une paire de latéraux offensifs parmi les meilleures de Ligue 1. Le CPA collectif à 89 confirme : Rennes crée énormément.

Les failles : imperméabilité, jeu long et bloc bas

C’est l’autre face du rapport. Imperméabilité à 39, bloc bas à 31 : Rennes ne sait pas défendre quand il recule. C’est la contrepartie d’un système ultra-offensif qui perd ses repères dès que l’adversaire le force à s’organiser défensivement. La comparaison avec la saison 2024-2025 n’arrange pas ce tableau : l’imperméabilité stagne (39 vs 37), le bloc bas chute (31 vs 49). Le Stade Rennais défend de moins en moins en retrait et concède davantage quand il le fait.

Le jeu long à 17 (contre 47 la saison passée) est la chute la plus spectaculaire du rapport. Rennes a presque intégralement abandonné la relance directe pour un jeu court et positionnel. C’est un choix assumé de style, mais qui peut fragiliser l’équipe face à des équipes qui pressent très haut et coupent les circuits courts. Samba en gardien (64) est également un chiffre à surveiller : dans un système qui joue très bas dans sa propre moitié, le gardien est souvent sollicité et son indice reste dans la moyenne basse.

Stade Rennais : Un mercato cohérent avec les données

Les mouvements annoncés collent avec ce que le rapport Data’Scout indique. Adrien Thomasson rejoint un milieu déjà dense pour apporter de la créativité et de l’expérience. Oliveira, défenseur central gaucher, vient doubler ou concurrencer Brassier (86) à gauche de la défense : le secteur défensif central est la priorité identifiée par les données. Brassier est solide, mais Rouault (78) est le maillon faible de la charnière sur le papier.

Reynolds pisté pour concurrencer Frankowski à droite (88) : à ce niveau, le Polonais tient bien la route, mais une concurrence saine est logique dans un club qui veut jouer tous les trois jours. Issa Soumaré libre pour anticiper le départ possible d’Embolo (77) : bonne anticipation d’un secteur où la profondeur manque derrière Lepaul.

Mercato : Rennes s’offre une pointure aux stats impressionnantes

La prolongation d’Esteban Lepaul jusqu’en 2030 est le signal le plus fort envoyé par le club. À 97 dans le XI type Data’Scout, il est de loin le joueur le plus performant de l’effectif. Le garder était une nécessité absolue.

En revanche, le départ de Jacquet vers Liverpool pour plus de 60 millions d’euros libère une valeur marchande considérable mais crée un vide dans le secteur offensif. Jacquet était évalué à 31 millions par Data’Scout : sa cote réelle en dit long sur l’impact de sa saison. Rennes devra réinvestir une partie de ce montant intelligemment pour ne pas fragiliser l’animation offensive.

Ce que Franck Haise doit régler au Stade Rennais

Les données pointent vers deux chantiers prioritaires pour le technicien. D’abord la solidité défensive : avec une imperméabilité à 39 et un bloc bas à 31, Rennes laisse trop d’espaces quand il ne domine pas. Haise devra travailler l’organisation défensive basse, ce qui n’est pas son registre naturel mais qui est indispensable en Ligue 1 face aux équipes de transition. Le poste de gardien de but peut faire débat également au Satde Rennais. Le salaire de Brice Samba est énorme. Sa saison n’est pas à la hauteur de son statut. Il devra mieux faire.

Ensuite la gestion du jeu long : tomber de 47 à 17 en une saison sur ce critère crée une prévisibilité dans le jeu rennais que les adversaires bien organisés peuvent exploiter. Réintégrer quelques séquences de relance directe comme option tactique, sans renier l’identité de possession, sera l’un des ajustements techniques à opérer en préparation.

Rennes a les joueurs pour encore viser l’Europe. Les données le confirment. La cohérence dans le temps, que Haise apporte justement, sera le vrai différenciateur.

Via DataScout

stade Rennais 25 26

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Thomas Delcourt

Thomas Delcourt

Journaliste spécialisé Ligue 1, Ligue 2 et mercato sur Morning Foot.

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