Ligue 2. Grenoble s’apprête à perdre un nouveau cadre de son arrière-garde. Un an après son arrivée dans l’Isère, ce n’est ni un prêt ni une simple option qui se dessine pour Loris Mouyokolo.
Selon les informations de L’Équipe, Loris Mouyokolo se rapproche de Baltika, promu en D1 russe en 2025. Le transfert, en bonne voie, se négocierait autour de 1,5 million d’euros. Le défenseur central de 25 ans, formé à Lorient, s’engagerait sur un contrat de quatre ans si les derniers détails venaient à être bouclés.
Une première expérience à l’étranger pour un joueur qui n’avait jamais quitté l’Hexagone depuis ses débuts professionnels. Arrivé à Grenoble il y a deux saisons, Mouyokolo s’est pleinement lancé en Ligue 2, avec 52 matches de Championnat au compteur. Il lui restait un an de contrat au GF38, ce qui explique la volonté du club isérois de ne pas le voir filer libre l’été prochain.
Ligue 2 : Une saison où l’efficacité a grimpé, le volume a baissé
La comparaison entre ses deux exercices grenoblois raconte un défenseur qui a changé de dimension sur certains points, tout en reculant sur d’autres. Sur les interceptions ramenées à 90 minutes ajustées à la possession adverse, Mouyokolo passe de 27 la saison passée à 81 cette année, un bond qui le classe parmi les tout meilleurs intercepteurs de son championnat à ce poste. Une donnée à préciser : à ce niveau, un joueur qui atteint 85 fait mieux que 85 % de ses homologues du championnat sur cette statistique précise.
Le pourcentage de duels aériens gagnés suit la même trajectoire, avec un saut de 43 à 79. Mais le nombre de duels aériens disputés, lui, chute de 76 à 54 : Mouyokolo s’engage moins souvent dans le contact, mais gagne beaucoup plus quand il le fait. Même logique sur les duels défensifs au sol, avec 30 duels disputés cette saison contre 47 l’an dernier, pour un taux de réussite qui grimpe de 38 à 24… la seule statistique où la tendance s’inverse, le pourcentage de duels défensifs gagnés reculant nettement.
Sur la relance, le constat est plus nuancé. Les passes longues réussies retombent de 88 à 67, signe d’une prise de risque réduite dans le jeu long. Les passes progressives restent stables (23 puis 24), tout comme les courses progressives, identiques sur les deux saisons à 24. Un profil qui a donc gagné en solidité défensive pure, quitte à moins peser dans la construction.

Un profil qui coche les cases d’un championnat physique
Ce mélange de solidité aérienne retrouvée et d’efficacité dans le jeu défensif correspond bien aux standards attendus en Russie, championnat réputé pour son exigence physique. À 25 ans, Mouyokolo arrive avec une marge de progression encore réelle et un profil taillé pour ce type de contexte.
L2 : Grenoble continue de renouveler son vestiaire
Ce départ s’inscrit dans une tendance plus large au GF38. Après Benet et Pasquiez, déjà partis cet été, c’est un nouveau taulier du groupe qui s’apprête à quitter l’Isère. Pour un club de Ligue 2, encaisser 1,5 million d’euros sur un joueur à qui il ne restait qu’une saison de contrat représente une opération financièrement raisonnable, même si l’apport sportif de Mouyokolo devra être compensé sur le marché.
Reste à voir comment Grenoble compte remplacer cette base défensive avant la reprise du Championnat.

Source : L’Équipe (Flavien Trésarrieu), Data’Scout


