Il a fait monter Reims, il a fait monter Saint-Étienne, il a fait monter le Paris FC. Mathieu Cafaro s’attaque à un quatrième défi de montée, cette fois avec le FC Nantes. Présenté hier en conférence de presse, le milieu offensif n’a pas caché ses ambitions, ni les parallèles frappants avec son passage chez les Verts en Ligue 2.
Le CV parle pour lui. Reims en 2018, l’ASSE en 2024, le Paris FC en 2025 : Mathieu Cafaro collectionne les campagnes de Ligue 2 réussies, presque toujours couronnées par une montée. En signant à Nantes cet été, le milieu offensif s’attaque à un quatrième dossier du genre, avec un objectif affiché sans détour : « J’ai choisi le FC Nantes tout simplement pour remettre ce club à sa place. Nantes n’a rien à faire en Ligue 2. J’ai cette envie de remonter le club et de faire partie de ce projet ». Pour Cafaro, la Ligue 2 n’est ici qu’un passage obligé, pas une destination.
La Ligue 2 : Un marathon, pas un sprint
Reste que l’expérience du joueur le pousse à la prudence sur la méthode. Cafaro insiste sur la régularité plutôt que sur les coups d’éclat, et prévient d’entrée sur la nature du championnat qui attend les Canaris : « Il faut être très régulier sur la saison de Ligue 2. On sait ô combien le championnat est difficile. Ce sera un long marathon où il faudra un groupe soudé ». Une philosophie qui colle à ce qu’il a vécu à Saint-Étienne : les montées ne se jouent pas sur cinq matchs, elles se construisent sur trente-quatre journées.
Le milieu offensif va même plus loin dans l’analyse du championnat, plaçant la Ligue 2 au-dessus de la Ligue 1 sur un critère précis : « Pour moi, la Ligue 2 c’est plus difficile que la Ligue 1. C’est un championnat plus physique et aussi très ouvert ». Une déclaration qui aura de quoi faire tiquer certains observateurs, mais qui reflète surtout le vécu d’un joueur qui a traversé cette division à plusieurs reprises, dans plusieurs contextes différents.
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Éviter le trou d’air, la clé selon Cafaro
Sur le plan tactique et mental, Cafaro pose un diagnostic sur ce qui fait basculer une saison de Ligue 2. Il identifie clairement le risque numéro un à éviter pour le FC Nantes : « Il faut éviter d’avoir un gros trou dans la saison. C’est la clé d’une belle saison en Ligue 2 ». Un avertissement qui prend tout son sens quand on sait à quel point la physionomie du championnat peut basculer sur une simple série négative de trois ou quatre matchs.
Le joueur cartographie aussi la concurrence à venir, en distinguant deux types d’adversaires à surveiller. D’un côté, le haut de tableau : « Il y a trois ou quatre équipes qui vont logiquement être en haut du classement et se battre pour la montée ». De l’autre, un piège plus sournois qu’il connaît bien pour l’avoir vécu : « Les matches les plus difficiles seront aussi contre les équipes qui ont moins d’ambition que nous ». Un classique de la Ligue 2, où les cadors trébuchent souvent moins face aux favoris que face aux équipes du ventre mou, venues défendre leur point. Le FC Nantes sera l’une des équipe à battre cette saison.
Le parallèle assumé avec son arrivée à l’ASSE
Cafaro établit lui-même le parallèle entre son arrivée à Nantes et celle à Saint-Étienne : « J’arrive exactement dans le même contexte qu’à Saint-Étienne. Le premier match sera à huis clos dans un club qui vient de descendre ». Un huis clos synonyme, à Sainté comme désormais à Nantes, d’une entame de saison sans le soutien du public dans un stade d’ordinaire bouillant.
Sur le rôle des supporters justement, le discours ne varie pas d’un club à l’autre : « Ça passera par les résultats. En tout cas, on aura besoin des supporters. J’espère qu’ils seront là derrière nous et qu’on leur rendra par les résultats et par une belle saison ». La confiance du public se gagne match après match, pas sur la promesse d’un discours de rentrée.
Ligue 2 : Un défi qu’il dit ne pas craindre
Interrogé plus directement sur la possibilité de revivre une première saison compliquée comme celle vécue à ses débuts stéphanois, Cafaro balaie l’inquiétude d’un revers de main, avec une pointe de défi assumé : « Je n’ai pas peur de revivre votre première saison avec Saint-Étienne, sinon je ne serais pas là ».
Il conclut sur une note d’urgence, consciente que les premières journées donnent souvent le ton d’une saison entière en Ligue 2 : « J’espère qu’on prendra tout de suite le bon chemin, dès les premières journées ». Reste à savoir si le FC Nantes saura transformer l’expérience de son nouveau milieu en résultats concrets, dans un championnat que Cafaro connaît visiblement mieux que quiconque.
Source : conférence de presse Mathieu Cafaro / FC Nantes


