Karel Geraerts ne sera plus l’entraîneur du Stade de Reims la saison prochaine. Le technicien belge, arrivé en juin 2025 avec la mission de faire remonter le club en Ligue 1, paie une sixième place décevante au classement final. Son départ est imminent. Olivier Dall’Oglio est cité comme successeur potentiel.
Ligue 2 : Geraerts out, un bilan qui ne convainc pas
Les chiffres racontent une saison en demi-teinte. En 40 matchs dirigés avec Reims, Karel Geraerts affiche 1,77 point par match — une moyenne honorable sur l’ensemble de sa carrière, mais insuffisante pour atteindre les objectifs fixés par le club. Reims termine sixième avec 56 points, hors des playoffs, à deux points du Red Star et de Rodez qui eux disputeront les barrages.
Ligue 2 : Classement Budget – Classement final, les écarts sont fous
Pour un budget de 20 M€, finir sixième est un échec sportif difficile à défendre. L’entraîneur belge n’est pas le seul responsable, les ventes hivernales successives ont clairement sabordé la dynamique du groupe à chaque fois qu’elle se construisait. Mais il n’a pas réussi à fédérer, ni à tirer le meilleur de ses joueurs dans les moments clés.
Samedi soir après le match contre Pau, Geraerts a lui-même laissé entendre que l’aventure touchait à sa fin : «J’ai été très heureux à Reims, mais beaucoup de choses ont été changées ces 2-3 derniers mois, c’était différent. Cela a eu un impact, mais je sais comment cela marche dans le foot. Quand les choses ne vont pas bien, il y a des choses qui changent et des gens qui changent.» Des propos d’adieu à peine voilés.
Reims : Dall’Oglio, le profil qui correspond
Pour lui succéder, Reims cible un entraîneur qui connaît la Ligue 2 et ses spécificités. Pas question de reproduire l’erreur de recruter un technicien qui découvre le championnat. Plusieurs profils sont étudiés, dont celui d’Olivier Dall’Oglio, actuellement sans club.
Le CV de Dall’Oglio parle pour lui. Avec Dijon, il affiche 1,42 point par match sur 269 matchs — une longévité et une régularité remarquables. Avec l’ASSE entre décembre 2023 et décembre 2024, il a obtenu 1,56 point par match, suffisant pour accompagner le club jusqu’aux barrages de montée en Ligue 1, qu’il a réussi à franchir. Avant ça, il a dirigé Brest et Montpellier en Ligue 1, avec des résultats corrects.
Sa valeur ajoutée pour Reims ? Il connaît précisément ce que demande la Ligue 2 : les matchs atypiques, le rythme soutenu, la gestion d’un effectif sur 34 journées. Il sait faire monter des clubs. Et il est disponible immédiatement. Des contacts avaient d’ailleurs déjà été noués avec lui l’été dernier avant que le choix de Geraerts soit finalement fait.
Ligue 2 : d’autres pistes sur la table
Dall’Oglio n’est pas le seul nom dans le viseur rémois. Stéphane Gilli, qui a fait monter le Paris FC en 2025, correspond également au profil recherché. Olivier Pantaloni, l’entraîneur lorientais très courtisé, est lui écarté de la liste selon les informations disponibles. David Guion, l’ancien coach rémois présent à Delaune samedi soir, ne sera pas non plus de retour.
L’urgence est réelle. Reims veut aller plus vite que l’été dernier, où Geraerts n’avait été nommé qu’à la mi-juin après la fin tardive de la saison. Cette fois, le club veut un successeur identifié et annoncé rapidement pour lancer la préparation sans perdre de temps. La mission est claire : faire monter Reims en Ligue 1 la saison prochaine, avec un entraîneur qui sait comment ça marche dans ce championnat.
Ligue 2 : Reims, une histoire qui se répète
Avec 20 M€ de budget et un effectif de qualité, Reims reste l’un des favoris pour la montée la saison prochaine — à condition de ne pas reproduire les mêmes erreurs en cours de saison. Le successeur de Geraerts héritera d’un groupe intact ou presque, et d’une pression maximale pour ne pas rater une deuxième tentative.


