Strasbourg arrache sa demi-finale après un final fou et jubile

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Strasbourg Coupe de France : le Racing a dû patienter longtemps avant de faire craquer Reims et décrocher sa qualification pour les demi-finales. Grâce à deux penalties en fin de match, les Alsaciens poursuivent leur rêve dans la compétition et retrouvent le dernier carré pour la première fois depuis 2001.

Strasbourg continue d’écrire son histoire en Coupe de France. Ce mardi soir à la Meinau, le Racing s’est imposé dans la douleur face au Stade de Reims (2-1), pourtant pensionnaire de Ligue 2. Une victoire tardive mais méritée pour les hommes de Gary O’Neil, qui ont dominé la rencontre sans parvenir à trouver rapidement la faille.

Face à un adversaire bien regroupé, Strasbourg a longtemps buté sur un bloc défensif compact et un Alexandre Olliero inspiré dans les cages rémoises. Les Alsaciens ont pourtant multiplié les occasions, avec pas moins de 33 tirs dont 11 cadrés. Mais entre les arrêts du gardien adverse, un poteau et quelques imprécisions dans le dernier geste, le Racing a dû s’armer de patience.

Malgré cette domination territoriale, la frustration a longtemps gagné les tribunes de la Meinau. L’impression d’un match piège s’est installée au fil des minutes. Pourtant, Gary O’Neil n’a jamais paniqué sur son banc. L’entraîneur strasbourgeois l’a rappelé après la rencontre : son équipe a gardé le contrôle et savait que les occasions finiraient par payer.

Strasbourg Coupe de France : un dénouement spectaculaire en fin de match

La délivrance est finalement arrivée dans les dernières minutes de la rencontre. Après avoir longtemps résisté, Reims a craqué sur une main maladroite de John Patrick dans la surface. L’arbitre n’a pas hésité à désigner le point de penalty. Un épisode qui aurait pu créer une tension dans les rangs alsaciens. Julio Enciso s’est d’abord emparé du ballon pour tirer, alors que Joaquin Panichelli est désigné comme tireur numéro un. Après quelques secondes de discussion et l’intervention de Valentin Barco, la hiérarchie a finalement été respectée.

Panichelli s’est présenté face au gardien et n’a pas tremblé. L’attaquant argentin a transformé le penalty avec sang-froid pour ouvrir le score à la 83e minute. Quatre minutes plus tard, Strasbourg a obtenu un deuxième penalty. Cette fois, Enciso a pu s’en charger. Le Paraguayen a parfaitement exécuté sa tentative pour doubler la mise et inscrire son sixième but dans la compétition. Une célébration marquée par un geste de « chut », signe que la tension était montée pendant cette séquence. Reims a bien réduit l’écart dans les arrêts de jeu grâce à Patrick Zabi (90e+4), mais cela n’a rien changé au verdict final. Strasbourg tient sa qualification.

Gary O’Neil savoure la qualification du Racing

Après la rencontre, Gary O’Neil n’a pas caché sa satisfaction. L’entraîneur strasbourgeois a salué la patience et la maîtrise de ses joueurs dans un match compliqué. Selon lui, la victoire est méritée au regard de la domination du Racing tout au long de la rencontre.

« C’était un match difficile. Il a fallu qu’on soit patients. On a manqué quelques occasions en première période mais c’est une belle victoire. Ça fait 25 ans que le club n’était pas en demi-finale de Coupe de France. C’est fantastique pour tout le club », a-t-il expliqué.

L’entraîneur anglais a également évoqué l’épisode du premier penalty et la discussion entre Panichelli et Enciso. Pour lui, la hiérarchie des tireurs doit être respectée afin d’éviter toute tension inutile.

« Nous avons une liste. Joaquin est numéro un, Julio numéro deux. Je ne sais pas pourquoi il y a eu cette discussion, mais ils ont pris la bonne décision », a-t-il commenté.

Strasbourg Coupe de France : le rêve continue pour le Racing

Cette qualification marque un moment important pour Strasbourg. Le club n’avait plus atteint les demi-finales de la Coupe de France depuis 2001. Une édition restée dans les mémoires puisque le Racing avait alors soulevé le trophée.

Au total, Strasbourg disputera la dixième demi-finale de Coupe de France de son histoire. Un symbole de la progression du club ces dernières saisons. Mais pour Gary O’Neil, l’objectif ne s’arrête pas là. L’entraîneur l’a clairement annoncé : Strasbourg veut aller au bout.

« Ce n’est jamais facile d’atteindre les demi-finales. Mais il reste deux matches à gagner. L’objectif n’est pas d’être simplement dans les quatre dernières équipes. »

Avec un calendrier encore chargé entre championnat, Coupe de France et compétitions européennes, Strasbourg s’apprête à vivre une fin de saison intense. Le Racing est toujours engagé dans la lutte pour le top 5 en Ligue 1 et poursuit désormais son rêve de trophée. La Meinau peut commencer à y croire.

Les mots de Gary O’Neil

« C’était un match difficile. Il a fallu qu’on soit patients. On a loupé quelques occasions en première période. Mais c’est une belle victoire. Ça fait 25 ans que le Racing n’était pas en demi-finale de Coupe de France. C’est fantastique pour le club. Je suis très content pour mes joueurs. Ce n’est jamais facile d’atteindre les demi-finales. C’était un challenge de l’emporter ce soir. On a toujours été en contrôle et on savait qu’on allait avoir les occasions, mais on a tardé à trouver la faille. »

« On a quelques mois excitants qui arrivent pour le club et les supporters. On a encore deux matches à gagner en Coupe de France parce que l’objectif n’est pas seulement d’être dans les quatre dernières équipes. Je savais que j’allais faire quelques changements dans le onze de départ, mais je ne voulais pas en faire trop pour ne pas perturber l’équilibre. »

« Gessime (Yassine) a fait un très bon match face à une équipe en bloc bas. J’avais hâte de le voir sur le terrain et il n’a pas déçu. Il est très bon dans les espaces réduits et c’est une solution supplémentaire, surtout si Diego (Moreira) est absent. Je suis très heureux. Les garçons méritent beaucoup de crédit pour la qualification, c’était un match très difficile. Il a fallu qu’on soit patients. Ils défendaient à 5, parfois à 7. Je suis en revanche déçu par le but encaissé. On a réussi à passer, c’est fantastique pour tout le club de retrouver les demi-finales de Coupe de France 25 ans après. Il reste deux matches parce que l’objectif est d’être la dernière équipe encore là. C’était difficile de se créer des occasions, mais on a été en contrôle. Je suis très content qu’on ait trouvé une manière de gagner ce match. »

Source : RCSA

Thomas Delcourt

Thomas Delcourt

Journaliste spécialisé Ligue 1, Ligue 2 et mercato pour Morning Foot.
Décrypte l’actualité du football français avec précision et réactivité.

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