Buteur passeur et omniprésent face à l’Azerbaïdjan, Malo Gusto a marqué de gros points. À six mois du Mondial 2026, le latéral de Chelsea s’impose de plus en plus comme le plan B crédible de Didier Deschamps. Et peut-être même plus…
Quatre minutes de jeu à Bakou. Une erreur de marquage, un adversaire oublié, et la France qui concède l’ouverture du score. Le début de match de Malo Gusto n’aurait pas pu être plus compliqué. Pourtant, au lieu de sombrer, l’ancien Lyonnais a réagi avec caractère et autorité.
D’abord timide, le joueur de Chelsea s’est rapidement remis dans le bon sens. Et c’est lui qui a tout déclenché : une passe décisive parfaite pour Mateta (17e), une frappe détournée sur le but refusé de Nkunku, puis une remise pour Akliouche (30e). Le tout ponctué de 105 ballons touchés, un record du match.
Un vrai profil offensif… bien différent de Koundé
Avec 4 dribbles réussis, 2 fautes subies, de l’impact dans son couloir et une vraie capacité à jouer haut, Gusto a offert une prestation très éloignée de ce que propose Jules Koundé, l’option habituelle de Didier Deschamps.
Dans une équipe de France qui manque parfois d’allant sur les côtés, le latéral formé à Lyon et titulaire à Chelsea présente un profil plus tranchant, plus moderne aussi. Et alors que la concurrence peine à exister (Clauss, Kalulu, Boey trop loin, Pavard repositionné en défense centrale), Gusto semble avoir pris une longueur d’avance.
Deschamps pas insensible à sa prestation
Le sélectionneur l’a confié en conférence de presse : il a eu des réponses à certaines questions. Sans le citer, Malo Gusto semble bien en faire partie. Déjà utilisé en juin dernier lors du Final Four de la Ligue des Nations, il confirme qu’il n’est plus un joueur surprise, mais une option sérieuse pour la liste de mai prochain.
La route est encore longue… mais dégagée
À seulement 21 ans, Gusto totalise déjà 8 sélections, et s’impose dans un contexte exigeant. Sauf pépin, sa présence dans les 23 pour le Mondial 2026 aux États-Unis semble se rapprocher match après match. Avec sa régularité à Chelsea et ses performances en Bleu, il pourrait même pousser Koundé sur le banc à moyen terme. Le duel est lancé.

