France : « Sur le papier, notre sélection, c’est abusé ! »

France - Louvre

Dans un entretien accordé à L’Équipe, Aurélien Tchouaméni n’a pas caché son admiration pour la profondeur du réservoir tricolore. À quelques mois de la Coupe du monde 2026, le milieu du Real Madrid salue une génération dorée qui n’a pas fini de briller.

À l’approche du Mondial 2026, l’équipe de France suscite autant de respect que d’envie. Pour Aurélien Tchouaméni, vice-capitaine des Bleus, le constat est limpide : la richesse du vivier français n’a jamais été aussi impressionnante. De la jeunesse débordante de talent aux cadres confirmés, les options sont multiples, et la concurrence féroce. Décryptage d’un écosystème unique dans le football mondial.

Une génération interconnectée comme jamais en France

Dans les colonnes de L’Équipe, Tchouaméni s’enthousiasme : « Maghnes Akliouche, c’est déjà son troisième rassemblement ! Il a déjà joué avec huit mecs de l’équipe première. Ce n’est plus le petit jeune qui découvre une génération. »

Loin des intégrations timides d’antan, les jeunes internationaux français arrivent aujourd’hui avec des repères solides. JO, Espoirs, clubs européens… les passerelles sont nombreuses. Résultat : une osmose rapide et une fluidité dans le jeu. Pour Tchouaméni, c’est un atout énorme : « On a quasiment tous le même âge, c’est plus facile. »

Un réservoir qui impressionne l’Europe entière

« Les gars me disent : Votre équipe, c’est abusé ! » confie le Madrilène. Et il ne parle pas que des supporters. À Madrid, dans les vestiaires ou sur les terrains européens, les éloges fusent. « Que ce soit en Espagne, en Angleterre ou en Allemagne, tous s’accordent : le vivier français est impressionnant. »

Cette reconnaissance étrangère valide le travail des clubs formateurs français, mais aussi la vision de Didier Deschamps et de ses prédécesseurs. Aujourd’hui, le sélectionneur peut piocher parmi une centaine de joueurs d’élite, capables d’évoluer au plus haut niveau. Un luxe que peu de nations peuvent revendiquer.

Une concurrence saine, moteur d’excellence

Pour Tchouaméni, cette densité n’est pas un frein, mais un moteur : « J’ai juste envie de gagner, en vrai. Je n’ai pas envie de rentrer au club et de savoir que ce gars-là nous a battus. » Une mentalité de compétiteur, nourrie par la rivalité interne. Chaque rassemblement devient un test. Chaque match, une vitrine.

Ce niveau d’exigence pousse les joueurs à progresser constamment. Et avec les Kolo Muani, Zaire-Emery, Barcola, Cherki ou Kalulu qui frappent à la porte, les places sont chères. Mais pour les leaders comme Tchouaméni, c’est une chance : « L’équipe de France ne souffre pas de la répétition des matches. On veut y être, à chaque fois. »

Source : L’Équipe

Thomas Delcourt

Thomas Delcourt

Journaliste spécialisé Ligue 1, Ligue 2 et mercato pour Morning Foot.
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