Antoine Kombouaré n’a pas manqué sa première. Pour son baptême sur le banc du Paris FC, le technicien kanak a ramené ce qui manquait cruellement au club : une victoire. Succès 1-0 face à Nice. Trois points qui mettent fin à cinq matchs sans succès. Et surtout, un message envoyé.
Solidarité et discipline retrouvées avec Kombouaré
Le contenu n’a pas été parfait. Mais l’état d’esprit, lui, était au rendez-vous. Bloc compact. Discipline collective. Engagement constant. Lees-Melou insiste : « C’est vraiment bien de sortir un match comme ça, même si c’est vrai que tout n’a pas été parfait. On a quand même retrouvé certaines valeurs. Le coach nous avait dit qu’on devait faire preuve de solidarité, d’agressivité, que le match allait être en combat. On a fait preuve de solidarité et ça a payé. »
Marshall Munetsi a concrétisé les intentions parisiennes à la 26e minute. Ensuite, il a fallu souffrir. Mais le PFC n’a pas craqué.
Un électrochoc immédiat
Le Stade Jean-Bouin a retrouvé des sourires. Dirigeants soulagés. Supporters apaisés. Vestiaire libéré. Cette victoire face aux Aiglons a stoppé une spirale négative inquiétante. Il fallait remonter au 18 janvier pour retrouver la trace d’un succès en championnat. À domicile, l’attente durait depuis octobre. L’urgence était réelle.
Pierre Lees-Melou, promu capitaine pour l’occasion, ne cachait pas son soulagement : « Cela fait extrêmement de bien. Un clean-sheet et une victoire à domicile. C’est tout ce qui importait. La victoire est là, c’est le plus important. »
Kombouaré a d’emblée marqué son territoire. Lopez, Kolodziejczak et Geubbels absents du groupe. Un onze offensif. Un retour à une défense à quatre. Des choix forts et remarqués.
« Le match de la réhabilitation »
Kombouaré, fidèle à son franc-parler, a posé les mots justes : « Je leur ai dit que c’était le match de la réhabilitation, le match du rachat, le match de la révolte. »
Il retient surtout la capacité de son équipe à tenir sous pression : « Beaucoup de satisfaction, parce que, au-delà de la victoire, elle a été obtenue dans la souffrance, dans la douleur. »
Le plus dur commence maintenant. Lyon puis Strasbourg attendent le Paris FC. Deux déplacements qui diront si ce succès était un simple sursaut… ou le début d’une dynamique. La révolte a eu lieu. Reste à la confirmer.

