L’OGC Nice est sorti du silence. Dans un communiqué publié ce lundi, le club azuréen pointe une série de décisions arbitrales jugées défavorables et incohérentes entre les 20e et 24e journées de Ligue 1. Sans se dédouaner de ses propres manquements sportifs, Nice estime que l’accumulation de situations litigieuses nuit à l’équité du championnat.
« Une succession d’actions qui soulève des interrogations »
Le club précise d’emblée ne pas chercher d’excuses. Mais le ton est ferme. Sur cinq journées consécutives, des faits de jeu similaires auraient donné lieu à des décisions radicalement différentes.
Nice évoque notamment :
– un penalty sifflé pour une main légère face à Brest,
– une décision inversée par le VAR contre Monaco,
– un contact non sanctionné face à l’OL,
– un nouveau penalty concédé à Lorient,
– puis des fautes similaires non sifflées et des sanctions pour simulation face au Paris FC.
Pour Maurice Cohen, vice-président délégué du club, la question dépasse le simple cadre d’un match.
« Nous ne cherchons pas d’excuses. Nous assumons nos responsabilités sportives. Mais entre la J20 et la J24, des situations similaires ont été jugées de manière totalement différente. Comment expliquer une telle variation d’interprétation en si peu de temps ? Comment demander à nos joueurs d’adapter leur comportement lorsque la lecture des mêmes faits de jeu évolue d’une journée à l’autre ? »
Le dirigeant insiste sur la nécessité d’une analyse cohérente des images disponibles.
Le cas Kaïl Boudache (Nice) au centre des préoccupations
Au-delà des situations générales, Nice alerte également sur le traitement réservé à Kaïl Boudache. Selon le club, le joueur ferait l’objet d’une suspicion récurrente depuis ses débuts au plus haut niveau.
Maurice Cohen poursuit : « Une faute ne dépend ni du gabarit ni du profil du joueur. Une faute est une faute. Lorsqu’un joueur est déséquilibré dans la surface après avoir pris l’avantage — que ce soit par un contact aux jambes ou une main sur l’épaule — les Lois du Jeu doivent s’appliquer avec la même exigence pour tous. L’interprétation ne peut pas être subjective. »
Nice demande par ailleurs le réexamen de la sanction disciplinaire infligée au joueur lors de la 24e journée.
« Le respect ne peut être à sens unique »
Si le club affirme respecter la difficulté de la mission arbitrale, il estime que l’exigence d’uniformité est une condition essentielle à la crédibilité de la compétition. « Nous demandons simplement de la constance. La crédibilité de la compétition repose sur une application claire et uniforme des règles. Aujourd’hui, force est de constater que cette cohérence fait défaut. L’accumulation de décisions contradictoires fragilise la confiance des acteurs et porte atteinte à la crédibilité de la compétition. »
L’OGC Nice s’appuie également sur une analyse indépendante publiée sur le réseau social X, qui mettrait en évidence un impact significatif des décisions arbitrales sur le classement depuis le début de la saison, le club azuréen apparaissant comme l’équipe la plus affectée.
Reste désormais à savoir si les instances compétentes répondront à cette prise de position officielle. Dans un championnat serré, chaque décision compte. Et à Nice, la patience semble avoir atteint ses limites.

