Le FC Lorient a été freiné à domicile par l’AJ Auxerre. Un nul frustrant dans le contenu, même si Olivier Pantaloni refuse de sombrer dans le catastrophisme.
Le technicien breton a dressé un constat honnête, pointant les manques tout en saluant la réaction de ses joueurs.
« Je ne sais pas si on peut avoir des regrets. Je pense qu’on peut être satisfait ce soir d’avoir pris un point. » Le ton est mesuré. Pourtant, derrière cette prudence, la déception affleure.
Le coach lorientais reconnaît avoir « craint le pire en seconde mi-temps », période durant laquelle ses joueurs ont souffert face à un adversaire « qui, athlétiquement, nous en a imposé ».
Trop de déchets à Lorient
Au-delà du résultat, c’est surtout le contenu qui interroge. « On a fait preuve de beaucoup de déchets techniques, beaucoup de pertes de balle. Cette justesse qui fait aussi notre force, on ne l’a pas eue ce soir. » Un aveu rare pour une équipe réputée pour sa maîtrise collective.
Lorient a pourtant montré du caractère en revenant à deux reprises au score en première période. « Les gars ont eu le courage de revenir à deux reprises. » Mais la suite a été plus compliquée : « La seconde mi-temps a été très pénible pour nous. »
Les buts encaissés illustrent cette fébrilité inhabituelle. « Le premier arrive sur un corner assez rapidement. Le second m’a fait penser au but de Nice, avec une intervention un peu ratée puis une transition où l’on n’arrive pas à revenir assez vite. On doit beaucoup mieux faire. »
Malgré tout, Pantaloni retient la capacité de réaction : « On a eu le mérite, malgré tout, de revenir. » Mais l’exigence demeure. « Quand on reçoit à domicile, avec nos supporters, on se dit qu’on doit prendre trois points supplémentaires. »
Pantaloni ne veut pas tout jeter
Le technicien refuse néanmoins d’accabler son groupe : « Je ne veux pas tomber sur le dos des joueurs. C’est simplement un constat de la fébrilité qui a été la nôtre ce soir. »
Selon lui, le mal est identifié : « Manque de mobilité, manque de rythme… On n’a pas su trouver les clés. » Une possible « baisse de rigueur, de l’agressivité, de l’intensité dans la récupération » pourrait expliquer cette prestation en demi-teinte.
Reste la question du relâchement. « Quand on est sur une dynamique positive, on a presque le sentiment qu’il n’y a pas grand-chose qui peut nous arriver. Est-ce qu’il y a un relâchement inconscient ? »
Le message est clair : vigilance maximale. Lorient devra vite corriger le tir avant la réception de Nice, avec une qualification en jeu. « Il faut évacuer la frustration et tirer des enseignements. »
Un discours lucide, exigeant, à l’image d’un entraîneur qui refuse que ce « soir sans » ne devienne une mauvaise habitude.

