Le FC Nantes a enfin retrouvé la victoire à la Beaujoire face au Havre (2-0). Un succès capital dans la course au maintien en Ligue 1, qui met fin à une série noire et redonne espoir aux Canaris.
La délivrance était attendue depuis des mois. Battus lors des cinq dernières journées et sans succès à domicile depuis le 30 août, les joueurs du FC Nantes ont brisé la malédiction face au Le Havre AC (2-0) .
Dans un contexte lourd, marqué par les sifflets et la colère persistante d’une partie du public, les Canaris ont répondu sur le terrain. Une réaction attendue. Une victoire indispensable.
Un succès vital dans la course au maintien
Nantes n’avait pas le droit à l’erreur. À quinze points du Havre en cas de défaite, et avec Auxerre battu par Rennes, l’opportunité était trop belle pour être manquée .
Dès la 3e minute, Fabien Centonze provoque le but contre son camp de Yanis Zouaoui. La Beaujoire respire. Puis Ignatius Ganago transforme un penalty à la 34e minute. Son premier but en Ligue 1 depuis juin 2023 .
À 2-0, face à une opposition limitée, Nantes a su gérer. Solides défensivement, les hommes d’Ahmed Kantari n’ont pas encaissé de but. Une première depuis leur succès à Marseille début janvier .
Le contenu reste perfectible. À la pause, le FCN menait 2-0 avec un seul tir cadré, le penalty. Mais dans la situation actuelle, seul le résultat compte.
Une spirale enfin brisée à la Beaujoire
Le contexte était électrique. Sifflets à l’échauffement. Banderoles critiques en tribune Loire. Chants anti-Kita. Le climat ne prêtait pas à l’optimisme .
Mais cette victoire change la donne.
Fabien Centonze parle d’un « énorme soulagement ». Louis Leroux évoque un succès qui « fait du bien dans les têtes » . Ahmed Kantari, lucide, préfère retenir l’essentiel : « C’est surtout une spirale qui est cassée » .
Même Anthony Lopes, agacé par certaines critiques, insiste sur l’état d’esprit retrouvé .
Nantes reste 17e, mais cette victoire pourrait marquer un tournant. La relation avec les supporters, encore fragile, semble avoir amorcé une bascule. Les applaudissements timides au coup de sifflet final avaient presque le goût d’un répit.
Le maintien est encore loin d’être acquis. Mais pour la première fois depuis longtemps, la Beaujoire a retrouvé un peu d’espoir.

