Le Paris FC a choisi Antoine Kombouaré pour relancer sa saison. Présenté avant la réception de l’OGC Nice, le technicien kanak a affiché détermination et lucidité. Objectif clair : casser la spirale négative et redonner confiance à un groupe en perte de vitesse. Le PFC doit éviter un accident industriel majeur.
Le ton est direct. L’envie palpable. Antoine Kombouaré n’a pas hésité longtemps quand le téléphone a sonné. « J’ai reçu un appel de l’actionnaire et de Marco Neppe. Je n’ai pas réfléchi très longtemps et j’ai vite accepté le challenge. Le banc me manquait. Entraîner, je ne sais faire que ça. »
Fraîchement remis de ses opérations aux genoux, l’ancien coach du PSG et de Nantes arrive avec une énergie intacte. Il assume ce nouveau défi, même en cours de saison. « Je suis en vacances et on m’appelle. Il y a une aventure jusqu’à la fin de la saison et j’espère au-delà. »
Pas un pompier, mais un bâtisseur au PFC ?
L’étiquette de « pompier » ne le dérange pas. « Non, pas du tout. Je ne m’en soucie guère. Si je suis là, ce n’est pas un hasard. »
Kombouaré voit plus loin qu’un simple sauvetage. Il insiste sur la phase de construction du club. « Cette première année est celle de la construction. Au niveau de l’expérience dans l’élite, cela reste un jeune club. »
Il a tenu à saluer le travail de son prédécesseur, Stéphane Gilli. Mais il attend davantage. « J’ai dit aux joueurs qu’on attendait une réaction sur le terrain. On a vu le club glisser petit à petit au classement. »
Le PFC doit retrouver de la joie et de la confiance
Le chantier est autant mental que tactique. « On a pu faire des mises en place tactiques mais il faut retrouver sur la durée de la joie de vivre, redonner de la confiance aux joueurs. »
Kombouaré veut casser la spirale négative. Il a déjà échangé avec une quinzaine de joueurs. « Les cartes sont automatiquement redistribuées. Je veux voir dès dimanche une réaction sur le terrain. »
Le traumatisme du 0-5 face à Lens est encore dans les têtes. « Pendant 20-25 minutes, on a cru que l’équipe allait s’en sortir et au final le score est très lourd. »
Moses Simon ciblé
Le nouveau coach n’a pas évité les cas individuels. Notamment celui de Moses Simon. « Je sais qu’il est content que je sois là. Mais il sait aussi que j’attends plus de lui. Le problème vient de lui et il doit redevenir le joueur qu’il est. »
« J’attends une réaction d’homme avant tout. Je ne lui ferai pas de cadeaux. Jamais. » Un message fort envoyé à l’ensemble du vestiaire.
Nice, un adversaire redoutable
Dimanche, le PFC accueille une équipe niçoise en quête de relance. « Nice est une équipe redoutable. Ce sera un match compliqué. »
Kombouaré retrouvera Claude Puel, qu’il connaît bien. « Il est hargneux et comme moi, il déteste la défaite. » Le décor est planté. Le Paris FC joue gros. Kombouaré veut enclencher immédiatement une dynamique positive.
« La dynamique doit s’inverser. On est là pour les rassurer, les encourager. » Le message est clair. Le temps presse. Dimanche, au stade Charléty, le Paris FC saura vite si le choc Kombouaré fonctionne.

