Après trois matches sans marquer, le doute pourrait s’installer. Mais Karel Gareats refuse toute dramatisation avant le déplacement à Montpellier. Le coach assume son ADN offensif et insiste sur la confiance. À ses côtés, John Patrick incarne l’état d’esprit qu’il veut voir : travail, patience et efficacité quand l’occasion se présente.
Le constat est simple : trois 0-0 consécutifs. Pas de défaite. Mais pas de but non plus. Une situation frustrante pour un entraîneur qui revendique une identité claire. « Je suis un entraîneur basé surtout sur le fait de marquer des buts », rappelle Karel Gareats. « C’est mon ADN. Je veux que mon équipe joue comme ça. »
La déception était visible après le dernier match. « Trois fois de suite, c’est logique qu’on soit un peu abattus. Après un match que tu ne gagnes pas, il ne faut pas être content. » Mais le technicien refuse de sombrer dans l’alarmisme. « On en a parlé cette semaine, sans dramatiser. On a dominé beaucoup de facteurs : la possession, le zéro derrière, notre pressing par moments. »
Le problème est identifié. « Le dernier geste. On n’était pas dans notre meilleur jour. » Pourtant, les occasions existent. « Avant ces trois matches, on était une des meilleures équipes offensives du championnat. Il ne faut pas tout remettre en cause. »
« L’offensif, c’est un travail d’équipe »
Changer de système ? Ajouter un attaquant ? Gareats y a réfléchi. Mais il refuse la solution miracle. « L’offensif, c’est un travail collectif. Si la dernière passe ne vient pas au bon endroit, si l’infiltration n’est pas faite avec l’intention de marquer, ça ne suffit pas. »
Le message est clair : l’efficacité ne dépend pas uniquement des attaquants. « Il faut être agressif dans la surface. Attaquer le ballon. Anticiper. Sentir le coup. »
Son groupe continue de travailler la finition. « Depuis le premier jour, on fait des exercices orientés vers l’offensif. » Mais il insiste aussi sur la solidité défensive. « Marquer le premier but, c’est capital. Mais garder le zéro derrière aussi. »
Face à l’Montpellier HSC, il s’attend à un vrai défi. « C’est une équipe mixte, capable de jouer au ballon mais aussi très directe. Très forte sur coups de pied arrêtés, avec des grands gabarits. »
Le déplacement dans l’Hérault tombe au cœur d’une série face à des équipes du haut de tableau. « Possible que ça change la physionomie, possible que non. Il faudra être très bons vendredi. »
John Patrick, la régularité au service du collectif de Reims
Dans ce contexte, l’attitude de John Patrick est saluée à Reims. Moins utilisé, mais toujours prêt. « Pour moi, il a la même importance qu’un titulaire », insiste Gareats (Reims). « Je traite tous mes joueurs de la même manière. Il joue moins, mais il est resté très positif, très professionnel. À chaque fois qu’il entre, il montre qu’il est prêt. »
Le coach apprécie sa constance. « John Patrick, ce sera toujours 6 ou 7 sur 10. Il apporte de la stabilité. Il ne calcule pas ses efforts. Il fait beaucoup de kilomètres. » Le principal intéressé ne cache pas que la période est exigeante. « Ce n’est pas très facile. Mais je travaille au maximum pour être prêt quand le coach décide de me faire jouer. » Mentalement, il reste solide. « Je suis confiant avec mes caractéristiques. Je sais que le moment où je peux jouer, je vais montrer. »
« On va marquer, on a confiance »
L’inefficacité actuelle ? Patrick y voit aussi l’adaptation des adversaires. « Les équipes regardent comment nous mettre en difficulté. À nous de trouver la manière de marquer le plus vite possible. Après, le match s’ouvrira. »
La clé reste la sérénité. « On sait qu’il faut marquer pour gagner. Mais tout le monde a confiance que ça va revenir. » Même discours chez le coach. « Il ne faut pas s’inquiéter après trois matches. On sait faire mieux. On doit faire mieux. Mais il faut continuer à croire à ce qu’on fait depuis le début de la saison. »
Le déplacement à Montpellier servira de révélateur. L’équipe crée des occasions. Elle défend bien. Il ne manque qu’un déclic.

