Équipe de France : après la qualification pour la Coupe du monde 2026, les Bleus ont obtenu le doublement de leur prime, pour un surcoût estimé à plus de 500 000 euros.
La qualification face à l’Ukraine (4-0) au Parc des Princes, en novembre dernier, a déclenché l’euphorie… et un geste financier inattendu. Selon nos informations, les joueurs de l’équipe de France ont demandé le doublement de leur prime de droit à l’image. Une requête transmise par le capitaine Kylian Mbappé et acceptée par Philippe Diallo, président de la FFF.
Habituellement fixée à un peu plus de 21 000 euros par match, cette prime a donc grimpé à environ 42 000 euros par joueur ce soir-là.
Une facture alourdie pour la FFF
Les 23 joueurs sélectionnés ont bénéficié de cette rallonge. Mais aussi le staff technique, qui cumule environ trois parts au total. Résultat : un surcoût estimé à environ 550 000 euros.
Et ce n’est pas tout. Les joueurs ont également souhaité que le reste de l’encadrement – intendants, managers et personnel autour de la sélection – soit associé à cette prime exceptionnelle.
Un geste collectif, mais coûteux.
Une décision qui interroge
Cette double prime n’est pas une habitude pour une simple qualification. Sur une saison classique d’une dizaine de matches, un joueur peut percevoir environ 210 000 euros en droits à l’image.
Lors des grandes compétitions, les Bleus touchent en revanche 30 % des dotations FIFA ou UEFA, en plus de leurs primes fixes.
En interne, certains ont tiqué. D’autant que la Fédération affichait un déficit de 8,7 millions d’euros au 30 juin 2025.
MBappé demande, Diallo assume
Philippe Diallo assume pleinement ce choix.
« L’équipe de France est le poumon économique de la Fédération. Après cette qualification, c’était l’occasion de reconnaître sa contribution. »
Le président rappelle que la FFF redistribuera environ 120 millions d’euros au football amateur cette saison, et 10 millions au football professionnel.
Un geste symbolique pour les joueurs. Un signal politique pour la Fédération.

