Le quart de finale de Coupe de France face au RC Strasbourg représente un tournant pour le Stade de Reims. Pour la première fois dans cette édition, les Rémois abordent une rencontre dans la peau de l’outsider. Un statut assumé par Karal Geraerts, déterminé à jouer le coup à fond.
Strasbourg, un « gros morceau » pour Reims
Le coach belge se montre admiratif de son adversaire. « Quand tu les analyses, il y a beaucoup de choses du foot moderne dans cette équipe. C’est une équipe très jeune, avec des qualités techniques, beaucoup de vitesse et de personnalité. »
Geraerts se dit même surpris de voir Strasbourg seulement huitième en Ligue 1 : « Pour moi, c’est étonnant qu’elle ne soit que huitième. »
Malgré tout, le discours reste ambitieux : « C’est un match de quatre-vingt-dix minutes. Si on est dans un très bon jour de Coupe, tout est possible. »
Le blocage offensif, sujet sensible à Reims
Reims reste sur quatre matches sans marquer. Une situation que le coach refuse de dramatiser. « Je n’en parle plus trop. Il n’y a pas de miracle. Le seul remède, c’est travailler, continuer à travailler. À un moment, ça va tourner. » Même tonalité du côté de Mohamed Daramy, dernier buteur rémois avant la série stérile : « Ce n’est pas facile, mais tout le monde travaille. On reste calme. C’est bizarre, mais on continue. » L’attaquant danois assure se sentir désormais à 100 % après une période compliquée physiquement : « Oui, maintenant je suis à 100 %. Je parle avec les coachs, les kinés, les médecins. Tout le monde regarde. »
Un match pour se mesurer
Actuel prétendant au haut de tableau de Ligue 2, Reims voit dans ce quart une opportunité. « C’est notre match contre une Ligue 1 », insiste Geraerts. « On doit tout donner, ne pas calculer et venir avec ambition. » Daramy partage cette analyse : « Strasbourg, c’est beaucoup d’intensité, beaucoup de transitions. Mais en Ligue 2 aussi on joue avec intensité. » Les Rémois savent que l’écart de division existe, mais refusent le complexe.
Coupe ou championnat pour Reims ?
Interrogé sur la priorité, Daramy est clair : « Le premier objectif, c’est la Ligue 2. Mais la Coupe, c’est aussi un objectif. » Geraerts, lui, voit dans ce rendez-vous un levier mental : « Un bon match peut libérer quelque chose dans l’effectif. » L’équation est simple : continuer à croire en la montée, sans négliger l’occasion d’écrire une ligne supplémentaire dans l’histoire de la saison.
Un quart pour changer la dynamique ?
Face à une équipe strasbourgeoise en forme depuis son changement d’entraîneur, Reims s’attend à un combat intense. « On va regarder nos points forts, et comment neutraliser les leurs », explique Geraerts. Le message est limpide : respect, mais pas de crainte. À la veille de ce quart de finale, Reims n’a rien à perdre. Et peut-être tout à gagner.

