Revenu sur le banc de l’OGC Nice en janvier, Claude Puel devait relancer un club en difficulté. Deux mois plus tard, la dynamique reste inquiétante. La lourde défaite contre Rennes (0-4) illustre les difficultés d’un projet qui peine encore à trouver son équilibre.
L’OGC Nice espérait un électrochoc avec le retour de Claude Puel. Ancien entraîneur emblématique du club, le technicien français devait redonner un cap à une équipe en perte de repères. Mais après plusieurs semaines, le constat reste préoccupant.
La défaite face à Rennes à l’Allianz Riviera (0-4) lors de la 25e journée de Ligue 1 a mis en lumière les limites actuelles du groupe niçois. Une soirée difficile que l’entraîneur a lui-même reconnue en conférence de presse. « Toute défaite fait mal. On a été trop facilement mis hors de portée sur le premier but et sur la situation suivante. On a fourni les armes à cette équipe de Rennes pour nous faire mal. »
Nice : Une dynamique inquiétante en Ligue 1
Depuis son retour en janvier, Claude Puel affiche un bilan global mitigé. En 14 matches toutes compétitions confondues, Nice totalise 5 victoires, 4 nuls et 5 défaites. Une série irrégulière qui ne permet pas aux Aiglons de véritablement sortir la tête de l’eau. Hormis la belle parenthèse en Coupe de France, c’est surtout le bilan en en Ligue 1 qui interpelle.
En Ligue 1, l’OGC Nice n’a remporté qu’un seul match depuis l’arrivée de Puel. Cette victoire est intervenue lors de son premier match sur la pelouse de Nantes, un succès crucial face à un concurrent direct pour le maintien. Depuis, la machine niçoise s’est grippée. Voire pire. Le club azuréen affiche désormais un bilan de 1 victoire, 3 nuls et 3 défaites, soit 7 points sur 21 possibles. Une moyenne d’un point par match, un rythme généralement associé aux équipes engagées dans la lutte pour le maintien.
Un match symbole face à Rennes
La déroute face à Rennes illustre parfaitement les difficultés actuelles de Nice. Claude Puel a tenté plusieurs ajustements tactiques, notamment en repositionnant Sofiane Diop en pointe pour dynamiser l’attaque. « C’était pour essayer de dynamiser notre équipe et de faire une bonne entame. »
Mais les Niçois ont rapidement été dépassés par une équipe rennaise en pleine confiance. « On a vu une équipe qui cherchait à se mobiliser mais qui a eu du mal face à une équipe en confiance qui a su nous gérer techniquement. »
Le match a également été marqué par plusieurs coups durs, avec les blessures de Kojo Oppong et Mohamed-Ali Cho. « C’est une succession de choses que l’on doit affronter en cours de match. »
Un groupe touché mais pas résigné
Malgré cette période difficile, Claude Puel refuse d’abdiquer. Le technicien niçois assure que le groupe reste mobilisé pour inverser la tendance. « Personne n’a envie de lâcher. Tout le monde est touché mais prêt à se battre. »
Le message adressé aux supporters est également clair : l’OGC Nice aura besoin de leur soutien dans ce sprint final. « On a besoin d’eux dans ces moments difficiles. Ça sera dur jusqu’au bout. »
Le prochain déplacement à Angers pourrait déjà peser lourd dans la lutte pour le maintien. Pour Claude Puel et les Aiglons, l’urgence est désormais simple : retrouver rapidement des résultats pour éviter que la saison ne bascule définitivement dans l’angoisse.

