Fragilisé par la chute des droits TV en Ligue 1, l’OGC Nice s’apprête à revoir en profondeur son modèle économique. Le club azuréen, confronté à une baisse massive de ses revenus, prépare une phase d’économies importantes qui pourrait toucher l’organisation interne et l’effectif professionnel.
La situation reste délicate à Nice. Sportivement déjà, le Gym traverse une période compliquée. La lourde défaite face à Rennes (0-4) a replongé le club dans ses doutes. Actuellement 15e de Ligue 1, l’OGC Nice ne possède qu’une faible marge sur la zone de relégation et reste sous pression dans la lutte pour le maintien.
Le retour de Franck Haise à l’Allianz Riviera n’a donc pas vraiment changé l’atmosphère autour du club. Malgré la qualification pour les demi-finales de la Coupe de France après la victoire contre Lorient aux tirs au but, l’ambiance reste fragile. Mais les difficultés du Gym ne sont pas seulement sportives. En coulisses aussi, les incertitudes se multiplient.
Nice contraint de repenser son modèle économique
La baisse des droits télévisés de la Ligue 1 frappe de plein fouet l’OGC Nice. Jusqu’ici, ces revenus représentaient une part majeure du budget du club.
Cette saison, les droits TV rapportaient encore environ 35 millions d’euros au Gym. Mais la situation va radicalement changer l’année prochaine. Selon les projections internes, ce montant devrait tomber à seulement 7 millions d’euros.
Face à cette chute brutale des revenus, les dirigeants niçois savent qu’ils devront adapter leur fonctionnement. « Il faut repenser notre modèle économique », explique Maurice Cohen, vice-président délégué du club.
La participation à la Ligue Europa cette saison a permis d’amortir temporairement le choc financier. Mais cela ne suffira pas à compenser la baisse structurelle des revenus.
Ineos maintient le club à flot
Depuis le rachat du club en 2019, le groupe Ineos reste un soutien financier essentiel pour l’OGC Nice. Cette saison encore, le propriétaire britannique a injecté 35 millions d’euros pour équilibrer les comptes du club.
Mais même avec ce soutien, le Gym doit désormais réduire ses dépenses. Le club traîne déjà un déficit structurel hérité des premières années du projet Ineos, marquées par des ambitions importantes.
À cela s’ajoute une nouvelle facture estimée entre 6 et 9 millions d’euros envoyée par la mairie de Nice. Elle concerne la convention de mise à disposition de l’Allianz Riviera signée en 2016.
Ces différents éléments obligent désormais la direction niçoise à lancer une réorganisation interne.
Nice : Réduction des coûts et réorganisation en interne
Premier chantier : la structure administrative du club. L’OGC Nice compte aujourd’hui environ 300 salariés.
Depuis le début de l’année, une première vague de réorganisation a déjà été lancée. Plusieurs départs ont été actés dans les services administratifs et certains postes ne seront pas remplacés.
La cellule de recrutement a également commencé à être réduite, entre départs négociés et restructuration interne.
Mais le chantier le plus important arrivera cet été.
Un mercato d’été qui s’annonce mouvementé
La direction niçoise souhaite désormais adapter la masse salariale du club à la nouvelle réalité économique du football français.
Plusieurs joueurs arrivent à un an de la fin de leur contrat. Parmi eux :
- Sofiane Diop
- Hicham Boudaoui
- Morgan Sanson
- Youssouf Ndayishimiye
- Ali Abdi
- Salis Abdul Samed
- Terem Moffi
- Jérémie Boga
Beaucoup pourraient quitter le club dans les prochains mois afin de réduire les charges salariales. D’autres joueurs disposant d’une valeur marchande, comme Mohamed-Ali Cho ou Melvin Bard, pourraient également être concernés par un transfert.
L’objectif est clair : adapter la taille et le budget du club à un environnement économique beaucoup moins favorable. Dans un contexte où les droits TV ne garantissent plus les mêmes revenus qu’auparavant, l’OGC Nice n’est probablement que le premier club à devoir revoir profondément son modèle.
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