Waldemar Kita est président du FC Nantes depuis août 2007. En Ligue 1, son bilan sur 506 matchs est accablant : 148 victoires, 140 nuls, 218 défaites, une différence de buts de -154 et 23 entraîneurs défilés sur le banc. Alors que les Canaris semblent condamnés à la Ligue 2, les chiffres racontent l’histoire d’une présidence chaotique.
43% de défaites, 1,15 point par match : la médiocrité en chiffres
Le constat statistique est brutal. Sur 506 matchs de Ligue 1 disputés sous l’ère Kita, les Canaris ont perdu 218 fois, soit 43,1% des rencontres. Seulement 148 victoires (29,2%) et 140 nuls (27,7%). Une moyenne de 1,15 point par match, très en dessous du niveau attendu pour un club de cette stature historique.
Sur le plan offensif, 518 buts inscrits pour 672 encaissés. Une différence de -154 qui illustre une équipe structurellement fragile défensivement, incapable de trouver la régularité nécessaire pour s’imposer durablement dans le haut de tableau de Ligue 1.
23 entraîneurs en 19 ans : l’instabilité comme marque de fabrique de Waldemar Kita
C’est peut-être le chiffre le plus révélateur de tous. Depuis août 2007, 23 entraîneurs différents ont siégé sur le banc nantais. Soit plus d’un par saison en moyenne. Une instabilité chronique qui empêche tout projet sportif de se construire dans la durée et qui reflète une gouvernance agitée, parfois incompréhensible.
Parmi ces 23 techniciens, certains sont restés quelques mois à peine, d’autres ont essayé de construire quelque chose sans jamais en avoir le temps. Cette valse permanente des entraîneurs est l’une des principales raisons pour lesquelles Nantes n’a jamais réussi à capitaliser sur ses bons moments pour s’installer durablement dans le top du championnat.
La descente probable, épilogue logique d’une présidence manquée
Aujourd’hui, le FC Nantes est 17e de Ligue 1 avec cinq points de retard sur le barragiste Auxerre à quatre journées de la fin. Une descente qui serait la conclusion logique de 19 ans d’une gestion erratique. Le club aux cinq étoiles de champion, l’un des plus titrés de France, se rapproche d’une Ligue 2 qu’il n’a plus connue depuis des années.
Waldemar Kita figure lui-même dans le classement Transfermarkt des présidents les plus longévifs du football français avec 786 matchs toutes compétitions confondues. Une longévité qui n’a pas rimé avec succès sportif : un seul trophée sous son règne, la Coupe de France 2022. Un palmarès bien maigre pour près de deux décennies aux commandes d’un club de cette dimension.
Le bilan est là, froid et sans appel. 506 matchs de Ligue 1, 23 entraîneurs, -154 en différence de buts et une descente imminente. L’histoire retiendra que Waldemar Kita a duré, mais pas qu’il a réussi.

