Battu à Lyon (2-3) samedi soir, Auxerre est officiellement dans la zone rouge avec 25 points en 31 journées. Mais Christophe Pelissier n’a pas baissé les bras. Le coach auxerrois affiche une conviction intacte et des arguments concrets pour y croire encore. À trois journées de la fin, le maintien est possible — et les chiffres sur les phases arrêtées donnent une vraie raison d’espérer.
« On ne va rien lâcher »
La défaite à Lyon fait mal, mais Pelissier l’a relativisée avec lucidité. « Il aurait fallu être beaucoup plus précis techniquement pour les faire douter. J’ai des regrets sur les intentions de notre première période, on a rendu trop de ballons. » Mais il a aussi retenu le positif : deux buts inscrits face à un cador du championnat, dans la continuité d’un Monaco — Auxerre (2-2) la semaine précédente.
« On a mis quatre buts en deux matches contre des cadors du Championnat, c’est vrai. On ne va rien lâcher. S’il faut passer par les barrages, on y passera, mais moi, j’ai la conviction qu’on va se maintenir. »
Une phrase forte, assumée, qui tranche avec le discours défaitiste qu’on aurait pu attendre d’un entraîneur dont l’équipe pointe à 88% de probabilité de relégation selon les simulations.
Un calendrier qui sourit enfin à l’AJA
Pelissier a des raisons objectives d’y croire — et pas seulement par foi aveugle. Les deux prochaines journées offrent à Auxerre deux réceptions à l’Abbé Deschamps. D’abord des Angevins (13e, 34 pts) qui n’ont plus rien à jouer, puis Nice (15e, 30 pts) — premier non-relégable, directement accessible en cas de victoire.
C’est là que tout se jouera. Si Auxerre gagne ses deux matchs à domicile, le maintien direct devient une réalité mathématique envisageable. Les Bourguignons ont quatre points de retard sur Nice avec trois matchs à jouer — un retard comblable si les résultats s’enchaînent dans le bon sens.
Les phases arrêtées : l’arme secrète d’Auxerre
C’est le chiffre qui change tout dans l’analyse du maintien d’Auxerre. Les joueurs de Pelissier ont inscrit 48% de leurs buts cette saison sur phases arrêtées — 13 sur 27. Le ratio le plus élevé de toute la Ligue 1. Corners, coups-francs, coups de pied arrêtés — c’est là qu’Auxerre fait le plus mal.
Contre Angers puis Nice, deux équipes qui ne jouent pas les sommets du classement aérien, cette spécialité pourrait faire toute la différence. Les deux buts inscrits à Lyon par Diomandé et Okoh — deux défenseurs centraux — illustrent parfaitement cette menace permanente sur ballon arrêté.
Auxerre n’est pas mort. Pas encore. Et Pelissier, lui, y croit vraiment.
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