Il y a encore deux mois, Angers SCO créait la surprise. Solidement installés dans le ventre mou de la Ligue 1, les Angevins semblaient avoir trouvé leur rythme de croisière pour une saison tranquille. Puis quelque chose s’est cassé. Depuis mi-février, le SCO n’a plus gagné. Une seule victoire sur les dix derniers matchs qui interroge sur la solidité réelle de ce groupe.
Angers : Les chiffres qui font mal
Le bilan des dix dernières journées est implacable. Une victoire (contre Nantes, 7 mars), un nul (contre Le Havre, 18 avril), et huit défaites. Parmi les bourreaux : Lorient, Lille, Monaco, Nice, Lens (5-1), Lyon, Rennes, et enfin le PSG (3-0) samedi dernier. Un calendrier certes difficile — mais pas exempt d’adversaires abordables.
Ce 5-1 contre Lens le 20 mars symbolise l’effondrement. Pas une mauvaise passe, pas une série de matchs serrés perdus dans les dernières minutes. Une équipe qui a littéralement arrêté de résister.
Un groupe qui a perdu ses repères
Ce qui frappe dans cette série, c’est l’absence de réaction. Après chaque défaite, on attendait le sursaut. Il n’est pas venu. Angers a encaissé 18 buts sur ces dix matchs — soit presque 2 par rencontre — pour seulement 3 marqués. Des chiffres de relégable pur.
La défense, qui avait été le socle des bonnes performances de la première partie de saison, s’est évaporée. Les automatismes semblent rompus, la confiance envolée. Et avec un effectif limité en profondeur, chaque blessure ou suspension a pesé plus lourd qu’ailleurs.
Angers : Une saison qui méritait mieux
La frustration est d’autant plus grande qu’Angers avait bien débuté. Le SCO pointait à 34 points après 30 journées — un total correct pour un promu, suffisant pour envisager un maintien tranquille. Le club avait montré de la solidité, de l’organisation, quelques belles prestations contre des cadors.
Que peut-il encore se passer ?
Trois journées restantes. Un programme abordable sur le papier pour un groupe qui a pourtant tout raté depuis deux mois. La question n’est plus vraiment celle du maintien — qui devrait se confirmer — mais celle de l’image laissée par cette fin de saison.
Une saison ne se résume pas à ses dix dernières journées. Mais dix journées aussi négatives laissent forcément des traces — sur la confiance du groupe, sur les choix de l’intersaison, et sur le projet sportif d’un club qui devra se reconstruire cet été avec des certitudes retrouvées.
Angers a montré qu’il pouvait exister en Ligue 1. Il a aussi montré qu’il pouvait s’effondrer si les ingrédients n’étaient plus au rendez-vous. La dalle angevine a disparu.
Source : Sofascore

