Antoine Griezmann brille encore en Ligue des Champions avec l’Atlético de Madrid. Derrière les apparences, ses statistiques révèlent un joueur toujours essentiel… malgré une évolution de son rôle.
Antoine Griezmann continue d’impressionner dans les grands rendez-vous. Face au FC Barcelone, le Français a encore livré une prestation complète. Moins décisif dans les chiffres bruts, mais omniprésent dans le jeu. Une constante cette saison en Ligue des Champions.
Car à 35 ans, la question revient sans cesse : Griezmann est-il sur le déclin ? Les données permettent d’y répondre avec précision.
Griezmann reste un playmaker élite en Ligue des Champions
Si l’on se concentre sur ses performances en C1 cette saison, le constat est clair : Griezmann reste un créateur de très haut niveau. Ses statistiques sont impressionnantes dans plusieurs domaines clés :
- Passes vers la surface : 99
- Passes dans le dernier tiers : 90
- Passes reçues : 91
Ces chiffres traduisent une réalité simple : Griezmann est au cœur du jeu offensif de l’Atlético. Il touche énormément de ballons et oriente le jeu comme un véritable meneur.
Son xA (65) confirme aussi sa capacité à créer du danger. Il reste un joueur qui génère des occasions, même s’il n’est pas toujours le dernier passeur.
Griezmann n’est plus seulement un attaquant, il est devenu un organisateur offensif depuis plueisuers saisons.

Une évolution logique… mais des limites visibles
En revanche, certains indicateurs montrent une évolution physique logique.
Ses données athlétiques sont en baisse :
- Vitesse max très faible (15)
- Sprints limités (21)
- Accélérations modestes
Ce n’est pas une surprise. À 35 ans, Griezmann ne peut plus multiplier les courses explosives. Mais il compense autrement.
Plus intéressant encore : son volume de courses à haute intensité reste élevé (90). Il continue donc à faire les efforts… mais différemment.
Côté finition, le bilan est plus nuancé :
- Buts : 45
- Buts vs xG : 62
- Tirs cadrés : 91
Il cadre beaucoup, mais marque moins qu’avant. Son rôle plus reculé explique en partie cette baisse.

Un joueur toujours décisif… autrement
Le match contre le Barça illustre parfaitement cette transformation. Griezmann ne marque pas. Mais il crée. Il oriente. Il fait jouer les autres. C’est exactement ce que montrent les données.
Contrairement aux idées reçues, il ne disparaît pas. Il change. Griezmann n’est pas en déclin. Il est toujours en mutation.
Moins explosif, mais toujours aussi intelligent. Moins buteur, mais plus créateur. Et dans un collectif comme celui de Diego Simeone, ce profil est devenu indispensable.
La vraie question n’est donc pas de savoir s’il est fini… mais combien de temps encore il pourra maintenir ce niveau d’exigence.
Car aujourd’hui, en Ligue des Champions, Antoine Griezmann reste un joueur majeur.
Source : DataScout

