Comme après chaque journée de Ligue 1, la Direction de l’arbitrage de la FFF a publié son analyse officielle de plusieurs situations litigieuses. Pour la 25e journée, deux actions ont particulièrement retenu l’attention : un but refusé lors de Nice – Rennes et un penalty accordé dans les dernières secondes de Lyon – Paris FC.
Ces débriefs ont pour objectif d’expliquer les décisions prises par les arbitres et la VAR à partir des Lois du Jeu.
Nice – Rennes : le but refusé après un penalty était logique
La première situation concerne le match entre Nice et Rennes. À la 36e minute, un penalty est tiré par l’attaquant rennais. Le gardien niçois repousse le ballon, qui revient sur un autre joueur rennais. Celui-ci marque de la tête.
Dans un premier temps, le but est accordé. Mais la VAR intervient pour analyser l’ensemble de la phase. Après vérification, il apparaît que le buteur s’était approché à moins de 9,15 mètres du ballon avant la frappe du penalty, en entrant dans l’arc de cercle devant la surface.
Selon la Loi 14, les joueurs doivent rester à cette distance lors de l’exécution d’un penalty. La Direction de l’arbitrage explique que cette position irrégulière a directement influencé l’action.
Comme le joueur a profité de cette avance pour reprendre le ballon repoussé par le gardien, le but devait être refusé. La reprise du jeu par coup franc indirect pour Nice correspond donc à la décision attendue.
Lyon – Paris FC : un penalty confirmé dans le temps additionnel
La seconde situation analysée concerne le match entre l’Olympique Lyonnais et le Paris FC. Dans le temps additionnel (90e +2), un centre lyonnais provoque un contact entre le ballon et le bras d’un défenseur parisien.
L’arbitre laisse d’abord le jeu se poursuivre pendant que la VAR vérifie l’action. Après un arrêt de jeu, l’arbitre vidéo recommande un visionnage au bord du terrain.
Après avoir consulté les images, l’arbitre décide finalement d’accorder un penalty à Lyon. Selon la Direction de l’arbitrage, la décision est conforme aux Lois du Jeu. Le défenseur parisien place son bras sur la trajectoire du ballon, dans une position qui augmente la surface couverte par son corps. Le contact avec la main est clairement identifié.
La situation constitue donc une infraction à la Loi 12 sur les mains. Les arbitres ont également vérifié l’ensemble de l’action précédente pour s’assurer qu’aucune position de hors-jeu ne devait annuler l’action.
Un joueur lyonnais était bien en position de hors-jeu, mais sans intervenir activement dans l’action, ce qui rend la situation légale.
La VAR toujours au cœur des débats en Ligue 1
Ces analyses illustrent une nouvelle fois le rôle central de la VAR dans le football moderne.
Si certaines décisions peuvent provoquer des débats sur le moment, les débriefs de la FFF permettent d’apporter une lecture réglementaire précise des situations.
Dans ces deux cas, la Direction de l’arbitrage estime que les décisions prises sur le terrain sont conformes aux Lois du Jeu.
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