À l’occasion du centenaire du FC Lorient, Loïc Féry s’est confié dans un long entretien accordé à Ouest-France. Décisions difficiles, transferts ratés, matchs marquants… Le président des Merlus raconte les coulisses d’un règne de 17 ans riche en émotions.
Président du FC Lorient depuis 2009, Loïc Féry n’est pas un dirigeant comme les autres. Discret, rarement dans la lumière, il a pourtant traversé toutes les tempêtes du football moderne. À l’occasion du centenaire du club, il a accepté de revenir sur les moments forts de son mandat. Et certains passages valent le détour.
Une décision « humainement très dure »
Parmi tous les choix qu’il a dû prendre, un reste gravé. « J’avais une relation très forte avec Sylvain Ripoll… Au bout de dix matches, j’ai pris la décision de changer. C’était humainement très dur. »
Un moment charnière. Lorient est alors dernier de Ligue 1. Le club joue sa survie. Féry tranche, malgré l’affect. « On n’était pas passé loin de se maintenir… mais ça reste la décision la plus dure. »
Une phrase qui résume bien son style qui se veut lucide.
Des traumatismes encore présents à Lorient
Certains matchs ne passent pas. Même des années après. « Le match contre Troyes en 2017, c’est le pire du pire. »
Un échec en barrage qui laisse des traces. Mais ce n’est pas le seul souvenir douloureux. « On mène 2-0 à la 80e contre Lyon… le stade chante “on est en finale”… ils reviennent à 2-2 à la 94e et gagnent 4-2. »
Un scénario cruel. « Je voulais amener le peuple lorientais au Stade de France. »
Et puis il y a Evian. « On était favoris… on prend 4-0. C’est la plus grosse déception. » De vraies cicatrice pour Loïc Féry.
Mercato : entre anecdotes folles et échecs à Lorient
Le mercato, terrain miné pour tous les dirigeants. Féry ne déroge pas à la règle. « Majeed Waris, c’était assez folklorique. Rennes a essayé de nous le piquer à l’aéroport. » Une scène presque surréaliste. dont le mercato a ses secrets.
« Adrian Grbic… on n’aurait peut-être pas dû le recruter. Ça a été un échec catastrophique. » Rare d’entendre un président assumer aussi clairement une erreur.
Mais l’histoire la plus folle reste celle d’un transfert… qui n’a jamais eu lieu. « Le truc le plus fou, c’est un transfert qui ne s’est pas fait : Sadio Diallo. »
Le joueur annonce sa venue à Lorient… puis disparaît. « Au final, il est arrivé à Rennes pour sa présentation. » Un scénario digne d’un film.
Wenger, Koscielny…
Autre moment marquant : le premier transfert. « Pendant la Coupe du monde 2010, je reçois un coup de fil d’Arsène Wenger. » Au bout du fil, une cible : Laurent Koscielny.
« Je ne voulais pas le lâcher pour des cacahuètes. » Les discussions durent. Longtemps. « Ça nous a permis de nouer de très bonnes relations avec Arsenal. »
Les joueurs qui comptent à Lorient
Au fil des années, certains noms restent. « J’ai gardé de bonnes relations avec Mattéo Guendouzi. » Mais aussi Enzo Le Fée. « C’est quelqu’un que j’ai vu jouer depuis qu’il est tout jeune. Ça crée quelque chose de spécial. »
Et les cadres plus récents. « Laurent Abergel… j’ai des relations très fortes avec lui. »
Aboubakar, symbole d’un recrutement réussi
Sur le mercato, un nom ressort. « Vincent Aboubakar, ça a été magique. »
Mais il n’est pas seul. « Raphaël Guerreiro, Didier Ndong… » Et surtout. « Laurent Abergel… il est exceptionnel. »
Derrière ces anecdotes, une constante : une passion. Loïc Féry n’est pas seulement un président gestionnaire. C’est un dirigeant marqué par les émotions, les hommes, et des moments forts.
Et après 17 ans à la tête du FC Lorient, il a tout vécu.
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