Pris à partie par les supporters, critiqué sur ses choix, Florian Maurice a choisi de répondre. Dans un entretien accordé à L’Équipe, le directeur sportif de Nice revient sur des mois agités et assume ses décisions.
Le 30 novembre reste un moment charnière. Florian Maurice ne l’élude pas. « Ce n’est pas quelque chose d’anodin », reconnaît-il. Pris à partie par des supporters, le dirigeant niçois a vécu un épisode marquant.
Mais il refuse de fuir. « Ce n’est pas dans ma nature de partir », insiste-t-il.
« Certains proches m’ont conseillé de partir »
Dans cet entretien, une phrase ressort immédiatement. Elle résume à elle seule la période traversée.
« Certains proches m’ont conseillé de partir »
Un aveu fort. Mais aussi une ligne claire.
« Au fond de moi, je savais que je ne voulais pas quitter le navire »
Maurice évoque un moment de doute, forcément. Mais aussi une forme de fidélité au projet niçois.
« Dans les moments difficiles, il faut savoir tenir »
Maurice (Nice) : « On avait des priorités dans le recrutement »
Sur le plan sportif, le directeur assume ses choix. Sans détour.
« Cet été, on avait des priorités dans le recrutement »
« On s’est adapté aux opportunités »
Il reconnaît néanmoins certaines limites.
« Tout n’a pas fonctionné comme prévu »
Mais refuse les jugements hâtifs. « Un recrutement, ça se juge dans la durée »
Maurice insiste sur le contexte : contraintes financières, marché, timing. « On ne recrute pas dans un laboratoire »
« Je travaille en lien étroit avec le coach »
Autre point clé : la relation avec le staff. « Je travaille en lien étroit avec Franck Haise » « Les décisions sont partagées »
Un message clair envoyé à ceux qui pointent une responsabilité individuelle. Le projet niçois est collectif.
« Kévin Carlos correspondait à un besoin identifié » à Nice
Florian Maurice a également été interrogé sur le recrutement de Kévin Carlos, symbole des choix offensifs du club. Là encore, le directeur sportif assume.
« Kévin Carlos correspondait à un besoin identifié dans notre effectif », explique-t-il.
Un profil ciblé, mais qui interroge encore sur son adaptation. Maurice reste mesuré.
« Comme pour d’autres joueurs, il lui faut du temps »
« L’adaptation, surtout pour un attaquant, peut prendre plusieurs mois »
Le dirigeant insiste sur une vision à moyen terme. « On ne juge pas un joueur uniquement sur ses premières semaines »

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Florian Maurice (Nice) « Il faut accepter les critiques »
Face aux tensions, Florian Maurice ne se dérobe pas. « Les critiques font partie du football » « Je peux les entendre »
Mais il fixe aussi une limite. « Il faut qu’elles restent dans un cadre acceptable »
Le dirigeant reconnaît avoir été touché, sans pour autant perdre le cap.
« Ça ne remet pas en cause mon engagement »
Une volonté intacte chez Florian Maurice à Nice
Malgré les turbulences, le discours est cohérent.
« Je reste concentré sur le projet »
« Je suis déterminé à avancer »
Florian Maurice ne fuit pas. Il assume. Il encaisse. Et il continue.
Dans un environnement sous pression, le directeur sportif de Nice choisit la continuité. Et un message clair : il est encore là. Pour combien de temps ? Le bilan n’est pas au niveau des attentes. Le moins que l’on puisse dire.

