Arrivé pour 63 millions d’euros, Illia Zabarnyi devait franchir un cap au PSG. Mais ses statistiques montrent l’inverse : le défenseur ukrainien affiche un net recul par rapport à sa dernière saison à Bournemouth. Une régression qui pose question.
Le constat est brutal. Sur le papier, Zabarnyi a gagné en exposition et en responsabilités à Paris. Titulaire régulier, impliqué dans la relance, il coche certaines cases du défenseur moderne. Mais en creusant les données, la tendance est inquiétante : son impact défensif s’est clairement dégradé.
Ce décalage entre perception et réalité statistique interpelle. Car à ce niveau, un défenseur central ne peut pas se contenter d’être propre à la relance. Il doit dominer, sécuriser, rassurer. Et aujourd’hui, ce n’est pas le cas.
PSG : une chute alarmante dans les duels
C’est le premier signal fort. À Bournemouth, Zabarnyi s’imposait dans les duels, notamment aériens. Il gagnait ses confrontations et apportait une vraie sécurité défensive. À Paris, les chiffres s’effondrent.
Son pourcentage de duels défensifs gagnés est en nette baisse. Même constat dans les airs, où il perd désormais la majorité de ses affrontements. Un problème majeur pour un joueur de 1m89, censé dominer dans ce secteur.
Plus globalement, son activité défensive recule. Moins d’interceptions, moins d’actions défensives réussies, moins d’impact dans les moments clés. Là où il anticipait et coupait les trajectoires en Premier League, il subit davantage en Ligue 1.
Ce recul est d’autant plus marquant qu’il intervient dans un championnat réputé moins intense que la Premier League.

Un Zabarnyi transformé… mais pas dans le bon sens
Si la régression défensive est claire, le jeu avec ballon, lui, a évolué. Au PSG, Zabarnyi affiche une précision de passe très élevée et participe activement à la construction.
Mais cette évolution cache une réalité plus nuancée. À Bournemouth, il proposait un jeu plus direct, plus vertical. Ses passes longues étaient plus fréquentes et plus efficaces. Il cassait des lignes.
À Paris, son jeu semble plus sécurisé. Plus latéral, moins risqué. Il touche beaucoup de ballons, mais sans toujours faire progresser le jeu.
Ce changement de rôle peut s’expliquer par le système de Luis Enrique. Mais il met en lumière un déséquilibre : Zabarnyi a gagné en propreté, mais perdu en influence.
63 millions d’euros : un rendement déjà insuffisant
Le plus préoccupant reste l’écart entre l’investissement et le rendement. À 63 millions d’euros, Zabarnyi est attendu comme un patron défensif. Pas comme un joueur en apprentissage.
Or, après plusieurs mois, les chiffres racontent une autre histoire. Celle d’un joueur en difficulté, en régression sur ses fondamentaux, et encore loin du niveau espéré.
Luis Enrique continue de lui faire confiance. Mais les données sont là, implacables. Et dans un club comme le PSG, la patience a ses limites.
La vraie question est désormais simple : Zabarnyi va-t-il inverser la tendance… ou confirmer ce déclin inquiétant ?
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