Le pressing est devenu un marqueur fort du football moderne. En Ligue 2, certaines équipes ont fait de l’agressivité défensive une véritable signature. La dernière étude de l’Observatoire du football CIES classe les clubs selon leur indice de pression. Résultat : le championnat affiche des profils très contrastés.
Annecy en référence, un trio de tête ambitieux
En tête du classement, l’Annecy FC domine avec un indice de 92,7. Le club haut-savoyard s’impose comme l’équipe la plus intense du championnat sans ballon, combinant pressing haut et fréquence d’interventions défensives élevée.
Derrière, le SC Bastia (82,6) et Le Mans FC (81,9) complètent le podium. Ces formations affichent une vraie volonté d’étouffer leurs adversaires dès la première relance.
Ligue 2 : Un pressing structuré chez les prétendants
Plusieurs équipes du haut de tableau figurent dans le premier tiers :
- Stade de Reims (81,5)
- USL Dunkerque (80,3)
- Montpellier HSC (77,9)
- ES Troyes AC (77,0)
Ces équipes pressent haut et vite, mais avec des approches différentes : certaines privilégient la récupération rapide, d’autres multiplient les interventions défensives dans le dernier tiers.
L’ASSE dans le premier tiers
L’AS Saint-Étienne occupe la 9e place avec un indice de 72,7. Les Verts ne sont pas ceux qui pressent le plus haut, mais ils figurent parmi les équipes les plus efficaces pour casser rapidement les possessions adverses.
Un profil équilibré, qui confirme l’évolution tactique observée ces dernières semaines : bloc compact, récupération rapide, peu de fautes inutiles dans le dernier tiers.
Des équipes plus prudentes en bas de Ligue 2
À l’autre extrémité, certaines formations adoptent une approche plus attentiste :
- Pau FC (56,2)
- AS Nancy-Lorraine (54,8)
- Clermont Foot 63 (54,2)
Ces clubs privilégient un bloc plus bas et une gestion des espaces plutôt qu’un pressing constant.
Ligue 2 : Ce que révèle ce classement
L’étude montre que la Ligue 2 n’est pas un championnat passif. Au contraire, plusieurs équipes misent sur l’intensité et la récupération haute pour faire la différence. Dans une division où les écarts sont souvent minimes, la capacité à presser vite et intelligemment peut devenir un avantage déterminant dans la course à la montée… comme dans la lutte pour le maintien. Le pressing n’est pas qu’une statistique. C’est une arme stratégique.

