L’Olympique de Marseille a signé une victoire spectaculaire face à l’Olympique Lyonnais (3-2) lors d’un Olympico renversant. Double buteur, Pierre-Emerick Aubameyang a porté l’OM dans un Vélodrome incandescent. Après la rencontre, l’attaquant gabonais s’est confié dans l’After Foot avec lucidité et ambition.
Aubameyang : « On a mis les ingrédients »
Menés après une bonne entame, les Marseillais ont su réagir. Un scénario qui tranche avec certaines déconvenues récentes. « On a mis les ingrédients pour aller la chercher, notamment le mental mais aussi l’intensité qu’on a recherchée toute la semaine. Ça a été le mot d’ordre, tout le monde l’avait bien compris. »
L’ancien joueur d’Arsenal insiste sur le travail effectué en amont. L’intensité était le fil conducteur. Et malgré le but lyonnais en première période, l’OM n’a pas lâché. « On a continué à aller les chercher, à essayer de presser haut. En deuxième période, je pense qu’on a un peu mieux joué, on a continué à mettre de l’intensité. »
Son doublé récompense cet état d’esprit collectif. « Quand tu travailles comme il faut, à l’arrivée tu es récompensé. »
Garder la tête froide
Marseille peut vite s’enflammer. Aubameyang le sait. Le classement reste serré et la saison loin d’être terminée. « Avant le match, je disais aux gars ‘on est quatrièmes, on n’est pas morts, on est encore en Coupe de France, il faut y croire’. »
Mais hors de question de tomber dans l’euphorie. « Il ne faut pas rester dans l’euphorie. On a fêté dans le vestiaire, maintenant place à la récupération. »
Aubameyang : « J’espère que ce sera le déclic »
L’irrégularité marseillaise a souvent été pointée du doigt. Capable du meilleur comme du pire, l’OM cherche encore la constance. « J’espère que ce sera le déclic pour cette fin de saison. Il reste encore 30 points à prendre, à nous de trouver cette régularité en mettant tout ce qu’on a mis ce soir. » Le message est clair : Marseille doit enchaîner.
L’intensité comme ADN
À 36 ans, Aubameyang assume les exigences du football moderne. « L’intensité, c’est le football d’aujourd’hui, il faut savoir s’adapter. Personnellement je me sens encore bien. »
Même si la fin de match a été rude. « C’est vrai que sur la fin de match, je ne vous cache pas que j’avais un peu de crampes (rires). »
Mais le plaisir reste intact. « J’adore faire les efforts, d’autant plus quand tu as un stade qui se lève quand tu envoies un tacle. Je suis revenu ici pour kiffer. »
Marseille a retrouvé du caractère. Reste à savoir si cet Olympico marquera réellement le tournant attendu.

