Strasbourg : O’Neil annonce la couleur, Penders titulaire face à Reims

Strasbourg RCSA

par | Mar 3, 2026 | Ligue 1

Le ton est calme, mais l’ambition est claire. À la veille du quart de finale de Coupe de France face au Stade de Reims, Gary O’Neil (Strasbourg) n’a rien laissé au hasard. Concentration maximale, respect de l’adversaire, mais aussi une vraie envie de marquer l’histoire du club alsacien.

« C’est une énorme opportunité pour nous », a insisté le technicien anglais en conférence de presse. À domicile, Strasbourg a l’occasion d’atteindre le dernier carré d’une compétition qui échappe au club depuis un quart de siècle. « On ne veut pas simplement marquer l’histoire en atteignant les demi-finales. On veut accomplir quelque chose de mémorable. »

Une Coupe prise très au sérieux

O’Neil n’a jamais caché son attachement aux compétitions à élimination directe. Élevé à la culture de la FA Cup, il voit dans la Coupe de France une émotion similaire. « Depuis que j’ai cinq ans, je regardais la finale de la FA Cup avec mon père et mon grand-père. Je ressens ici la même chose. Cette compétition compte pour le pays. » L’élimination du PSG a ouvert le tableau. L’excitation est palpable autour du club. Mais le coach veut canaliser cette énergie : « Je veux que les supporters rêvent. Mais mes joueurs doivent rester concentrés sur leurs performances. En Coupe, si vous perdez, c’est fini. »

Strasbourg l’a prouvé contre Monaco au tour précédent. « On a pris le match très au sérieux. On a fait une grande performance. » Même approche annoncée face à Reims.

Respect total pour Reims

Malgré l’écart de division, O’Neil refuse toute suffisance. « Reims est pour moi une équipe de niveau première division. Ils ont été en Ligue 1 récemment. Ils sont bien coachés, bien organisés. » Le technicien a étudié minutieusement son adversaire : « J’ai regardé douze de leurs matches ces derniers jours. L’équipe est prête, qu’ils pressent haut ou qu’ils défendent plus bas. » Les quatre derniers 0-0 de Reims en championnat ne trompent personne. « Ce sera peut-être un match avec moins d’espaces que contre Marseille ou Lyon. Mais nous saurons créer des problèmes. »

Mike Penders, titulaire et leader à Strasbourg

Le suspense n’a pas duré : Mike Penders gardera les cages. « C’est un quart de finale. Mike va jouer. Il est important pour nous, c’est un top gardien. » Gary O’Neil ne cache pas son admiration pour le jeune portier : « Il est excellent avec le ballon. Il a une taille idéale, il capte bien les centres. Il aura une carrière exceptionnelle. »

Au-delà des qualités techniques, le coach insiste sur l’homme : « C’est un leader, un très bon gars dans le vestiaire. Quand on arrive dans un club en cours de saison, avoir un gardien de ce niveau est un immense plus. » Penders, de son côté, assume. « Je ne ressens pas de pression. Plus je joue, mieux je me sens. » Le Belge avoue même apprécier l’éventualité d’une séance de tirs au but : « Je l’aime. Mais je préfère gagner dans les 90 minutes. »

Une dynamique positive à préserver

Strasbourg traverse une période solide. « Les datas offensives ont progressé : buts, expected goals, occasions. Mike fait partie de cette progression », souligne O’Neil. Le coach a également salué l’état d’esprit général : « L’ambiance est bonne. Les joueurs sont dans un bon moment. Ceux qui ont moins joué sont frais et prêts à saisir leur chance. » La gestion de l’effectif devient un enjeu central avec l’enchaînement des matches. « Les joueurs décident qui joue par leur attitude à l’entraînement. Ce n’est pas juste un changement pour changer. Il faut que cela corresponde à la logique du match. »

Une Meinau décisive pour Strasbourg

L’entraîneur anglais a aussi tenu à mettre en avant l’ambiance du stade. « C’est l’une des meilleures atmosphères que j’ai connues. Les supporters restent derrière l’équipe, quoi qu’il arrive. » Il se souvient du match contre Metz : « On concède un penalty, ils égalisent… et au lieu de siffler, les fans poussent l’équipe. Ce n’est pas toujours le cas en Angleterre. » Demain, il attend un supplément d’âme : « On aura besoin d’eux. Avec la fatigue et l’enchaînement des matches, l’énergie du stade est essentielle. »

Ecrire l’histoire de Strasbourg

Strasbourg n’a plus atteint les demi-finales depuis 25 ans. L’occasion est rare. « Les deux équipes voient une belle opportunité. Il faudra en vouloir plus qu’eux. Être plus professionnels, plus ensemble. » O’Neil conclut avec lucidité : « Rien n’est décidé. Tout se gagne sur le terrain. Si nous faisons les choses correctement et que nous obtenons une grande victoire, ce sera un grand moment pour le club. » À la Meinau, le rêve est permis. Mais à Strasbourg, le mot d’ordre reste le même : performance d’abord, histoire ensuite.

Thomas Delcourt

Thomas Delcourt

Journaliste spécialisé Ligue 1, Ligue 2 et mercato pour Morning Foot.
Décrypte l’actualité du football français avec précision et réactivité.

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