PSG : Vainqueur de la Ligue des champions il y a quelques mois à peine, Matvey Safonov traverse aujourd’hui le pire début de saison statistique de tous les gardiens de Ligue 1. Une chute vertigineuse que les chiffres viennent confirmer, sans appel.
Coupable d’une faute de main lors de la défaite face à Monaco, Matvey Safonov continue d’inquiéter du côté du PSG. Les données collectées sur ses trois premières apparitions de la saison confirment ce que beaucoup d’observateurs constatent depuis le début de l’exercice : le gardien russe traverse une période particulièrement compliquée pour un joueur de son standing.
PSG – Monaco : Toutes les stats de la douche froide parisienne
Les pires chiffres de la Ligue 1 à son poste !
Les statistiques ne laissent que peu de place au doute. Avec un indice de performance de 28 dans le rôle de gardien moderne, Safonov pointe à la 18e et dernière place du championnat à ce poste. Il complète ce tableau alarmant avec un indice de 27 en tant que gardien stoppeur, la 17e position sur 18 gardiens évalués en Ligue 1. Un 85 sur cette échelle signifie qu’un gardien surclasse 85% de ses homologues sur cette donnée précise, ramenée à 90 minutes. Safonov, lui, se retrouve tout en bas de cette échelle sur la quasi-totalité des critères mesurés.
Zéro clean-sheet et un ratio de buts évités catastrophique
Sur ses trois matchs disputés, Safonov a encaissé 6 buts, sans réaliser le moindre clean-sheet. Le chiffre le plus parlant reste sans doute son ratio de buts évités par rapport aux xG subis, qui s’établit à seulement 4e centile, l’un des pires de tout le championnat. Son pourcentage d’arrêts culmine lui aussi à un famélique 1e centile, malgré un volume de tirs subis pourtant conséquent (92e centile), preuve que le portier parisien encaisse largement plus que ce que son volume de travail devrait statistiquement produire.
Un jeu au pied également en retrait
Le constat n’est guère plus flatteur sur la relance. Avec seulement 29e centile en passes réceptionnées et 26e centile en passes réussies, Safonov peine également à se montrer solide dans la construction du jeu parisien, un aspect pourtant devenu central dans le profil des gardiens modernes. Sa longueur moyenne de passe, à 13e centile, confirme un jeu au pied peu tranchant sur ce début de saison.
Seul motif de satisfaction dans ce tableau global : sa maîtrise du jeu aérien, avec 91e centile de duels aériens remportés, un domaine où le gardien russe conserve une réelle solidité physique malgré ses difficultés généralisées ailleurs.
PSG : Un contexte à prendre en compte
Il convient toutefois de replacer ces chiffres dans leur contexte. Après seulement trois journées de championnat, l’échantillon statistique reste limité, et le PSG n’a pour l’instant affronté que des équipes taillées pour le haut de tableau : Rennes, Monaco et Lille. Trois adversaires capables de générer davantage d’occasions et de situations dangereuses qu’une écurie du ventre mou du championnat, ce qui peut mécaniquement peser sur les statistiques défensives d’un gardien, aussi bon soit-il.
PSG : Un standing qui appelle une réaction rapide
Reste que pour un joueur auteur d’une saison référence la campagne passée, couronnée par un titre de Ligue des champions avec le PSG, ce début d’exercice interpelle forcément. D’autant plus que la saison dernière, le russe avait pris la place de Lucas Chevalier alors que ce dernier était aux portes de l’équipe de France. De quoi relancer la concurrence ? Si les prestations du Safonov ne s’améliore pas, Luis Enrique devra obligatoirement se poser la question.



