TFC : Toulouse tente un coup de poker très osé

par | Mai 21, 2026 | Toulouse

TFC : Toulouse tente un coup de poker - Jens Berthel Askou

TFC : Carles Martinez Novell parti, le Toulouse FC a identifié son successeur. Le club violet s’est orienté vers le Danois Jens Berthel Askou, 43 ans, actuellement entraîneur de Motherwell en Écosse. Les négociations ont débuté. Un choix audacieux pour un profil atypique qui a beaucoup voyagé.

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Un Danois venu d’Écosse pour relancer le TFC

Le nom est peu connu du grand public français. Jens Berthel Askou n’a jamais entraîné dans un des cinq grands championnats européens en tant que numéro un. Mais ce que le Danois a accompli à Motherwell cette saison a visiblement convaincu les dirigeants toulousains. En hissant le club écossais à la quatrième place du Championnat, derrière le Celtic, les Rangers et la surprenante Hearts, et en développant un football intense et offensif qui a séduit les spectateurs, il a tapé dans l’œil du Celtic lui-même. Toulouse a bougé avant tout le monde.

Selon L’Équipe et le Scottish Herald, des négociations ont été entamées entre le TFC et le technicien scandinave. Contacter, ce dernier n’a pas répondu. Signe que le dossier est en bonne voie ou qu’il pèse ses options face à l’intérêt celtique, difficile à dire. Mais le TFC veut aller vite : l’objectif affiché est de nommer le nouvel entraîneur avant l’ouverture du mercato estival.

TFC : Un parcours qui ressemble à un roman d’aventures

Pour comprendre qui est Berthel Askou, il faut suivre une carte d’Europe et une boussole. Depuis ses débuts sur le banc en 2015, il a déjà dirigé dix clubs différents. Un rythme d’un club par an qui témoigne d’une instabilité chronique autant que d’une curiosité intellectuelle assumée.

Son meilleur coup ? Le doublé Coupe-Championnat aux îles Féroé avec HB Torshavn en 2020. Une performance dans un championnat confidentiel, certes, mais qui révèle déjà sa capacité à construire rapidement des équipes conquérantes. Adjoint ensuite au Sparta Prague puis au FC Copenhague, deux clubs habitués aux compétitions européennes, il absorbe une culture tactique et organisationnelle d’un niveau supérieur avant de prendre les rênes de l’IFK Göteborg en Suède. Puis Motherwell, où tout s’accélère.

Le président du club écossais Kyrk Macmillan avait justifié son recrutement par des chiffres précis : « Il a fait débuter 26 joueurs au plus haut niveau en cinq saisons et demie. Son parcours de collaboration avec de grands clubs, de succès et de développement de jeunes joueurs correspond à toutes nos philosophies. Les données et les chiffres nous ont impressionnés, mais plus important encore, c’est un personnage vraiment ambitieux et un leader. »

Un style de jeu qui colle avec l’ADN toulousain

Ce qui intéresse Toulouse au-delà du palmarès, c’est la méthode. Berthel Askou a imposé à Motherwell un football offensif, intense, basé sur le pressing et la verticalité. Un style qui correspond assez bien à ce que le TFC a cherché à construire sous Martinez Novell, et que le club violet veut conserver malgré le changement de banc.

Sa capacité à faire progresser de jeunes joueurs est également un argument de poids dans un club comme Toulouse, où le modèle économique repose en partie sur la valorisation des profils émergents. Pagis, Cresswell, Kamanzi : le TFC a des joueurs à développer et potentiellement à vendre. Il lui faut un entraîneur qui sait faire les deux.

TFC : Le risque d’un pari sur l’inconnu

Le coup est osé, et il faut le dire clairement. Berthel Askou n’a jamais dirigé en Ligue 1 ni dans aucun des cinq grands championnats. Son expérience la plus probante reste une saison en Écosse avec un club de milieu de tableau. Dix clubs en dix ans, c’est aussi le signe d’un technicien qui n’a jamais vraiment eu le temps de construire quelque chose sur la durée.

Toulouse prend un risque réel. Mais dans un contexte où les cibles plus établies ont souvent un prix prohibitif ou des contraintes de projet incompatibles, miser sur un profil ambitieux, moderne et affamé peut aussi s’avérer payant. Le TFC l’a déjà fait avec Martinez Novell. Ce dernier avait lui aussi l’air d’un pari à son arrivée.

Source : L’Équipe, Scottish Herald

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Thomas Delcourt

Thomas Delcourt

Journaliste spécialisé Ligue 1, Ligue 2 et mercato sur Morning Foot.

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