Marseille doit faire le ménage avant de penser au recrutement. Qualifié en Europa League plutôt qu’en Ligue des champions, avec un rendement collectif décevant au regard de la masse salariale engagée, l’OM aborde ce mercato sous la contrainte. Héritage de la gestion Medhi Benatia, Grégory Lorenzi a une priorité claire : alléger drastiquement les comptes avant d’envisager la moindre recrue.
OM : Une masse salariale taillée pour la Ligue des champions
Les chiffres communiqués par L’Équipe début avril donnaient une photographie précise de la grille salariale marseillaise. Pierre-Emile Højbjerg en tête à 500 000 euros bruts mensuels, suivi de Geoffrey Kondogbia et Mason Greenwood à 450 000 euros chacun, Nayef Aguerd à 400 000 euros, puis un groupe à 350 000 euros comprenant Pierre-Emerick Aubameyang, Benjamin Pavard, Leonardo Balerdi et Igor Paixao. Le salaire mensuel brut moyen au sein de l’effectif marseillais ressortait alors à 300 000 euros. Une grille pensée et négociée dans une perspective de Ligue des champions, compétition à laquelle l’OM ne participera finalement pas la saison prochaine.
Le rendement ne suit pas l’investissement
Le problème pour Marseille n’est pas seulement comptable. Plusieurs joueurs émargeant dans le haut de cette grille n’ont pas répondu aux attentes sur le terrain cette saison. Entre une qualification en Europa League jugée insuffisante au regard des ambitions affichées et plusieurs prestations en deçà du niveau attendu, la direction marseillaise se retrouve avec une masse salariale disproportionnée par rapport aux résultats sportifs obtenus. Continuer sur cette trajectoire sans ajustement serait financièrement intenable.
Les premiers départs déjà actés ou amorcés
Le dégraissage a commencé. Benjamin Pavard a déjà quitté l’OM, son prêt en provenance de l’Inter Milan étant arrivé à son terme. Mason Greenwood, lui, se rapprocherait de l’AS Roma selon plusieurs échos du marché. Deux départs sur les quatre plus gros salaires de l’effectif, déjà en cours de finalisation.
Si l’OM parvient également à se séparer de Pierre-Emile Højbjerg, Geoffrey Kondogbia et Leonardo Balerdi, l’addition de ces quatre départs (Højbjerg, Kondogbia, Greenwood, Balerdi) représenterait une économie de 1,75 million d’euros bruts par mois sur la masse salariale, soit environ 21 millions d’euros sur une année pleine. 25 millions d’euros si on compte la fin du prêt de Benjamin Pavard. Un allègement considérable pour un club qui doit revoir sa structure de coûts à la baisse après un exercice sans Ligue des champions.
OM : Dégraisser avant de recruter, un passage obligé
Pour Grégory Lorenzi, qui hérite de ce dossier dans le cadre de la réorganisation sportive marseillaise, la priorité est limpide : il n’y aura pas de recrutement ambitieux sans départs préalables. Les liquidités générées par ces ventes ou ces fins de contrat ne serviront pas uniquement à financer de nouvelles arrivées, elles permettront avant tout de ramener la structure salariale de l’OM à un niveau cohérent avec une saison sans Ligue des champions.
Marseille n’a pas vraiment le choix. Entre Pavard déjà parti, Greenwood proche d’un départ, et Højbjerg, Kondogbia ou Balerdi potentiellement sur la sortie, l’été marseillais s’annonce avant tout comme un été de ménage avant d’être un été de marché entrant.
Top 10 des plus gros salaires mensuels bruts de l’OM (saison 2025-2026)
- Pierre-Emile Højbjerg — 500 000 €
- Geoffrey Kondogbia — 450 000 €
- Mason Greenwood — 450 000 €
- Nayef Aguerd — 400 000 €
- Pierre-Emerick Aubameyang — 350 000 €
- Benjamin Pavard — 350 000 €
- Leonardo Balerdi — 350 000 €
- Igor Paixao — 350 000 €
- Facundo Medina — 320 000 €
- Quinten Timber — 320 000 €
- Hamed Traoré — 320 000 €
- Gerónimo Rulli — 320 000 €
Salaire mensuel brut moyen de l’effectif : 300 000 €


