Le FC Nantes n’a pas fini de souffrir. Relégué en Ligue 2 au terme d’une saison catastrophique, le club de Waldemar Kita devait déjà gérer un mercato estival sous contrainte budgétaire et une remise à plat de l’effectif. Une complication juridique vient s’ajouter au tableau : Jocelyn Gourvennec, licencié pour faute grave en mars 2024, réclame deux millions d’euros d’indemnités aux Prud’hommes.
L’affaire remonte à mars 2024. Nommé en novembre 2023 pour remplacer Antoine Kombouaré, Jocelyn Gourvennec n’avait tenu que quelques mois sur le banc nantais avant d’être écarté. Le FC Nantes avait invoqué le licenciement pour faute grave, justifié selon le club par des résultats jugés catastrophiques. Une décision que la défense de l’entraîneur conteste sur le fond : rompre un contrat à durée déterminée pour ce motif ne serait pas légalement recevable.
Une première audience avait eu lieu sans qu’un accord ne soit trouvé entre les parties. Une nouvelle s’est tenue ce mardi devant un juge professionnel. Trois ex-salariés du club réclament également des indemnités dans ce même dossier. Le chiffre avancé par Gourvennec seul : deux millions d’euros.
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Gourvennec depuis Genève, le FC Nantes depuis la Ligue 2
Le contraste entre les trajectoires des deux parties est saisissant. Jocelyn Gourvennec a rebondi en Suisse à la tête du Servette FC, où il réalise un exercice plus que solide. En Super League cette saison, il affiche un bilan de 13 victoires, 13 nuls et 9 défaites pour 52 points en 35 matchs disputés, soit une PPM de 1,49. Une stabilité qui tranche avec l’instabilité chronique des bancs nantais depuis plusieurs années.
Sur le banc du FC Nantes, Gourvennec avait dirigé 15 matchs pour un bilan de 0,87 points par match. Des résultats effectivement décevants, mais que sa défense juge insuffisants pour justifier juridiquement un licenciement pour faute grave sur un CDD.
Deux millions qui tomberaient au pire moment
Pour le FC Nantes, le timing est particulièrement mal choisi. Le club vient d’être relégué en Ligue 2 et doit mener de front un dégraissage massif de l’effectif, une révision salariale à la baisse et la construction d’une équipe capable de remonter rapidement. L’addition financière d’une descente est déjà lourde, entre la chute des droits TV et les renégociations de contrats.
Si les Prud’hommes devaient donner raison à Gourvennec, les deux millions d’euros réclamés représenteraient une saignée supplémentaire dans des comptes déjà fragilisés. Une addition que le club de Waldemar Kita devra gérer en parallèle de son mercato estival, sans pouvoir se concentrer uniquement sur le sportif.
L’issue de cette affaire reste incertaine, mais le simple fait qu’elle se prolonge en audience place Nantes dans une position inconfortable. Exactement là où le club n’avait pas besoin d’être en ce début de mercato.
Source : L’Équipe, Ouest-France, Transfermarkt


