Une semaine de bouleversements au Mans FC. Thierry Gomez, président depuis 2016 et artisan des cinq promotions du club, a officiellement quitté ses fonctions ce mardi. Pedro Oliveira, cofondateur du groupe brésilien Outfield, actionnaire majoritaire depuis février, lui succède à la tête de l’institution. En parallèle, le club cherche toujours son directeur sportif pour aborder la Ligue 1, après l’échec des discussions avec Reda Hammache.
Gomez part, Oliveira arrive : une page se tourne
Il avait pris les rênes du Mans FC en juillet 2016, quand le club végétait en National 3. Dix ans plus tard, Thierry Gomez laisse les clés d’un club promu en Ligue 1, avec cinq promotions dans le bagage et un projet solidement ancré dans la Sarthe. Un départ qu’il assume pleinement. « Je considère qu’un cycle s’achève. C’est une décision difficile à prendre, mais au même titre que j’ai le sentiment d’être arrivé au bon moment au Mans FC, je pense qu’il est aussi important de savoir partir au bon moment », écrit-il dans le communiqué du club.
La transition était préparée. Conscient des limites du modèle économique des clubs de football français, Gomez avait lui-même initié la recherche de nouveaux investisseurs il y a environ trois ans. Outfield est entré au capital à l’été 2025 comme actionnaire minoritaire, avant de devenir majoritaire en février 2026. Le départ du président fondateur n’est donc pas une rupture, mais une étape logique dans une transmission organisée.
Pedro Oliveira, cofondateur d’Outfield, prend la présidence. Aymeric Magne, figure de liaison entre les actionnaires brésiliens et le club, a précisé son rôle dans ce nouvel organigramme : « Mon rôle n’a pas changé. Depuis le départ, je suis là pour aider à structurer le club, à assurer que la vision des actionnaires passe. Ce sont des actionnaires étrangers, je pense qu’il est important qu’ils aient des exécutifs qui connaissent le marché français. »
Videira reste, la base tient
Dans cette période de transition, une certitude : Patrick Videira ne partira pas. Le technicien qui a conduit le club en Ligue 1 via deux montées consécutives a prolongé jusqu’en 2029. Une décision de continuité indispensable pour un projet qui monte vite et qui aura besoin de repères stables pour négocier la première saison dans l’élite.
Avec Oliveira à la présidence, Magne comme interface et Videira sur le banc, la structure de base tient. Mais il manque encore un maillon essentiel pour aborder la Ligue 1 sereinement.
Le Mans FC : Le poste de directeur sportif toujours vacant
C’est le dossier urgent de cet été manceau. Le Mans FC n’a pas encore de directeur sportif, et le marché des transferts n’attend pas. Comme révélé par Morning Foot le 12 juin, Reda Hammache, ancien directeur du recrutement au SM Caen fraîchement libéré, avait échangé avec la direction mancelle et semblait bien positionné pour le poste. Le profil collait : vingt ans de recrutement en Ligue 1 et Ligue 2, passé par Rennes, Monaco, Lens, le LOSC, Nîmes, le Red Star et Caen.
Mais les discussions n’ont pas abouti. Hammache a été recalé, et le poste reste à pourvoir. Un vrai sujet pour un club qui doit construire un effectif compétitif en Ligue 1 dans les semaines qui viennent, avec un nouveau président qui prend ses marques et une structure sportive à consolider.
Le Mans entre dans une nouvelle ère. Les fondations semble relativement solides, le projet est ambitieux, et Outfield dit avoir les moyens de ses intentions. Mais le directeur sportif manquant reste la pièce maîtresse d’un mercato estival qui ne peut pas attendre.
Source : L’Équipe, Ouest-France, Morning Foot


