Corentin Tolisso ne partira pas. Foot Mercato révèle ce mercredi que le milieu de l’Olympique Lyonnais va signer une prolongation de deux ans, étendant son contrat jusqu’en 2029. À 31 ans, le natif de Tarare reste à la maison. Les données Data’Scout rappellent pourquoi ce dossier n’a même pas vraiment été un sujet : Tolisso vient de réaliser la meilleure saison statistique de sa carrière lyonnaise.
Le 18 mai dernier, au coup de sifflet final de la dernière journée, Tolisso avait à peine laissé planer le doute. «Est-ce que c’est la dernière fois qu’on me voit avec le maillot de l’OL ? Non, pas du tout. Il est beaucoup trop beau pour que je ne le remette pas l’année prochaine», lançait-il avec le sourire. Deux mois plus tard, la boutade se transforme en signature. Deux ans de plus, jusqu’en 2029. Soit potentiellement encore trois saisons sous les couleurs rhodaniennes, lui qui avait rejoint le Bayern Munich en 2017 avant de revenir à Lyon en 2022.
Déçu de l’absence d’appel de Deschamps pour la Coupe du Monde 2026, Tolisso a canalisé sa frustration sur les terrains. Les chiffres l’attestent sans ambiguïté.
Tolisso, Numéro 1 en Ligue 1 à son poste : Rien que ça
32 matchs, 81 minutes en moyenne, 7 buts, 4 passes décisives. Le bilan comptable est solide. Les centiles Data’Scout, eux, sont éloquents. Tolisso pointe à 94 en tant que Milieu Box-to-Box en Ligue 1, soit le premier rang à son poste dans le championnat. En Mezzala, c’est 90, également numéro un. Ces chiffres méritent qu’on les contextualise : un centile de 94 indique que le joueur performe mieux que 94% des milieux de son profil en Ligue 1, rapporté à 90 minutes jouées.
Les détails confirment la domination. Sur les passes en profondeur : 93e centile. Passes dernier tiers : 95e centile. Passes progressives : 83e centile. Accélérations brusques : 93e centile. Interceptions : 83e centile. Vitesse maximale : 91e centile. Courses à haute intensité : 82e centile. Le tableau est celui d’un milieu complet, capable de peser dans les deux sens du jeu et d’imposer son volume physique semaine après semaine.

La progression entre les deux dernières saisons
Le radar comparatif entre 2023-2024 et 2024-2025 est sans appel. En 2023-2024, Tolisso pesait 28e centile sur les buts, 10e sur les passes décisives attendues, 11e sur les passes vers la surface. Des chiffres de milieu défensif replié, loin de la surface. Cette saison : 65e centile sur les buts, 55e sur les passes décisives attendues, 87e sur les passes en profondeur. La transformation est réelle.
Un seul indicateur régresse sensiblement : les passes vers la surface passent de 79e à 61e centile. Un détail dans un tableau d’ensemble largement positif.

Tolisso : Les limites d’un profil très identifié
Data’Scout ne cache pas les revers. Tolisso tacle peu : 11e centile. Il perd la majorité de ses duels aériens : 25e centile sur le pourcentage de duels aériens gagnés. Il commet beaucoup de fautes, avec 73e centile sur les cartons jaunes. Et ses dribbles réussis pointent à 10e centile comparé au milieu offensif médian de Ligue 1 : il n’est pas fait pour éliminer dans les espaces réduits.
Son profil est donc très clair : Tolisso domine par la passe, l’intelligence de jeu, l’intensité sur la distance parcourue à haute intensité. Il ne sera jamais le milieu qui presse haut ou qui gagne ses duels aériens. Lyon le sait. Et construit autour de cette réalité depuis trois ans.
Tolisso premier sur 7 stats, Merah court 12 km par match
Jusqu’en 2029 : un pari raisonnable pour l’OL
31 ans aujourd’hui, 34 à l’échéance du nouveau contrat. La question de la durée peut se poser. Mais les données physiques de cette saison tempèrent les inquiétudes : 91e centile sur la vitesse maximale, 82e sur les courses à haute intensité. Le moteur tourne. Et Tolisso n’a jamais été un joueur qui vieillit vite : sa lecture du jeu compense naturellement ce que le physique finira par entamer.
Lyon conserve son meilleur milieu, son capitaine de fait, et le joueur qui incarne le mieux la continuité du projet sportif. Jusqu’en 2029.
Source : Foot Mercato (Santi Aouna / Aurélien Léger-Moëc) / Data’Scout


