L’ASSE veut boucler un mercato stratégique pour son avenir. Vendre Lucas Stassin et Zuriko Davitashvili pourrait rapporter plus de 30 millions d’euros et débloquer la fin de l’été stéphanois. Ça se dessine.
L’addition est simple sur le papier : deux ventes, plus de 30 millions d’euros de rentrée, un effectif dégraissé après un mercato entrant déjà chiffré à 8 millions pour cinq renforts. Saint-Étienne a besoin de vendre avant de boucler ses opérations, et l’attaque concentre logiquement les attentions. Stassin et Davitashvili, les deux joueurs les plus courtisés du groupe, devraient bien quitter le Forez avant la fin du mercato.
Le club sait qu’il tient là deux actifs à forte valeur ajoutée. Encore faut-il transformer l’intérêt en offres fermes, et les offres en signatures. Mais à quels prix ?
ASSE : Davitashvili, la vente qui coche toutes les cases
L’Olympiakos aurait dégainé une première offre à 13 millions d’euros pour l’ailier géorgien. Refusée par l’ASSE, qui réclame 20 millions. Entre les deux, un compromis autour de 15 millions semble à portée de discussion. Pour un joueur recruté entre 5 et 6 millions il y a deux saisons, la plus-value serait considérable. Les dirigeants stéphanois seront ils plus ouverts que l’été dernier ?
La donnée valide l’opération. Le profil de Davitashvili affiche un score de 100 sur les buts marqués et de 95 sur les buts hors penalty, un chiffre qui signifie qu’il fait mieux que 95 % des joueurs à son poste dans son championnat, sur une base ramenée à 90 minutes. Sa conversion but/tir grimpe à 89, ses courses progressives à 89 également. Le Géorgien finit ses actions, et l’efficacité pure reste l’argument numéro un pour convaincre un club acheteur.
Le revers de la médaille se lit dans les duels : seulement 11 sur les duels offensifs gagnés, 23 sur les dribbles réussis. Un joueur qui marque beaucoup mais qui perd la majorité de ses face-à-face, ce que confirme la fiche Data’Scout avec, en points faibles identifiés, la perte de la majorité des duels offensifs et le déchet dans les passes en zone adverse.
Sur une projection vers la Super League grecque, son indice de performance reste stable à 60, avec une adaptation physique jugée sans difficulté. Ses standards de sprint (+52 % au-dessus de la médiane de la ligue cible) et son nombre de sprints (+40 %) placent Davitashvili au niveau de joueurs comme Bojan Verbič ou Kiril Despodov, déjà installés à ce niveau. Autrement dit, la data ne voit aucun frein à une transition immédiate.

Stassin, une cote qui tient malgré des courtisans plus rares
Le dossier Stassin est différent. L’été dernier, l’attaquant belge affolait un marché bien plus large. Cette fois, les prétendants se comptent sur les doigts d’une main, Braga en tête. Mais la data, elle, n’a pas bougé : 19 millions d’euros de valeur estimée, un chiffre que l’ASSE devrait viser de près dans ses négociations.
Le joueur veut partir, le club ne s’y oppose pas. Il ne manque que les offres à la hauteur.
Sur le plan statistique, Stassin reste l’un des profils les plus complets de Ligue 2 dans son registre. Son indice en tant qu’attaquant de pressing atteint 69, avec 94 sur les tirs tentés et 97 sur les passes en profondeur reçues, un total qui le classe parmi les meilleurs de son championnat à ce poste. Ses 95 touches dans la surface adverse traduisent une présence constante dans la zone de vérité.

Les projections varient sensiblement selon la destination. Vers la Premier League, son indice retombe à 61 avec des ajustements physiques jugés nécessaires, notamment sur la distance en sprint (-6 %) et les accélérations (-9 %), comparé à des références comme Emile Smith Rowe ou Callum Wilson. Vers la Bundesliga, même indice de 61, mais une adaptation physique validée sans réserve, avec des standards proches de ceux de Ransford Königsdörffer ou Andrija Ilić. La Primeira Liga portugaise offre le même score de 61, avec un rôle de faux 9 jugé haut de tableau et des comparables comme Sandro Lima.

Le message est cohérent d’un championnat à l’autre : Stassin a le niveau pour s’exporter, mais son profil physique demandera un temps d’adaptation variable selon l’intensité du championnat visé.
ASSE : Un mercato qui se joue sur ces deux dossiers
Perdre ses deux attaquants les plus utilisés reviendrait à sacrifier une partie de la force offensive stéphanoise. Mais dans un effectif qui va se renforcer, ces deux ventes rempliraient les caisses et permettraient de finaliser un mercato entrant. Un buteur ou deux seront recrutés. L’ASSE a dépensé 8 millions d’euros cet été pour cinq renforts, une somme modeste comparée aux montants attendus en cas de double départ.
Reste à voir si Olympiakos revoit sa copie sur Davitashvili, et si Braga ou un autre concurrent se positionne sérieusement sur Stassin. Deux dossiers distincts, mais un seul objectif pour Sainté : vendre au juste prix pour boucler l’été.
Source DataScout


