Lens : Ce nouvel entraîneur de Ligue 1 raconte l’appel téléphonique qui a tout changé

par | Août 3, 2026 | Lens

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Un barbecue improvisé dès son premier jour, un appel de deux heures avec Jean-Louis Leca qui a scellé son choix, et des ambitions clairement affichées pour cette première campagne de Ligue des champions : Dino Toppmöller s’est livré sans filtre à L’Équipe sur son arrivée à Lens.

Un premier jour marqué par la volonté de se fondre dans le club

Le nouvel entraîneur lensois n’a pas caché son envie de s’immerger rapidement dans son nouvel environnement, quitte à multiplier les initiatives symboliques dès son arrivée à La Gaillette. Interrogé sur le fameux barbecue organisé pour son premier jour, Toppmöller explique : « Je voulais connecter le plus vite possible avec mon nouvel environnement. J’étais vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept au centre sur mes deux premières semaines ». Fort de ses expériences passées au Luxembourg et en Belgique, il insiste sur l’importance de saisir rapidement la mentalité et la culture d’un club.

Sur son implication très directe dans les séances d’entraînement, inhabituelle pour un entraîneur principal, il justifie ce choix par la nécessité de poser rapidement son cadre : « Je veux faire comprendre aux joueurs : « C’est ça mon idée, c’est ça le football que je veux. » Je ne dis pas que c’est la meilleure du monde, mais c’est la mienne et c’est capital que je donne vite la direction ».

Lens : Un appel de deux heures qui a scellé sa décision

Sur les raisons de son choix de rejoindre Lens plutôt que de rester à un niveau supérieur, Toppmöller livre une analyse lucide sur la réalité économique du club nordiste : « C’est un grand club mais sans les moyens qu’il mérite et ça nous oblige à être plus rapide dans notre scouting, parce qu’on ne peut pas convaincre les joueurs par l’argent ». Il cite en exemple le recrutement de Mathieu Udol, acheté 3,5 M€ à Metz l’été dernier : « Un joueur comme ça à Francfort, il aurait joué tous les matches ».

Sur la genèse de son arrivée, l’entraîneur allemand raconte un épisode révélateur de son alignement immédiat avec la direction sportive lensoise : « Le premier call avec Jean-Louis était un jeudi matin, il a duré plus de deux heures, alors qu’on avait un déjeuner avec ma femme, et que je lui avais dit que j’en avais pour une heure max ». Il ajoute, convaincu par la structure mise en place : « Ce n’est pas juste des beaux discours, ils ont su trouver des joueurs et avancer, ça veut dire qu’il y a une cellule de scouting très bien organisée, structurée ».

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Des inspirations multiples, de Guardiola à Mourinho

Sur ses influences en tant qu’entraîneur, Toppmöller évoque plusieurs références majeures du football moderne. Sur José Mourinho et sa gestion des egos à l’Inter Milan, il se souvient particulièrement de la demi-finale de Ligue des champions 2010 face au Barça : « Quand il fait descendre Eto’o comme piston, c’était incroyable. Eto’o était le roi d’Afrique, un attaquant avec un grand ego, et il a accepté de défendre pour aller en finale ». Il précise toutefois ne pas partager le goût du Portugais pour la provocation : « Je suis évidemment inspiré par le maître Pep Guardiola, mais aussi par Jürgen Klopp et cette formidable intensité ».

Sur une possible comparaison avec le style de Klopp justement, il nuance : « À Lens, l’intensité est notre ADN, ça c’est sûr, et il faut le respecter. Mais Klopp, ce n’était pas seulement pressing et contre-pressing. Un coach doit être au top dans les quatre phases du jeu ».

Lens : Le développement des jeunes comme fil rouge de son projet

Interrogé sur sa philosophie de travail avec les jeunes joueurs, Toppmöller détaille une approche centrée sur la progression individuelle plutôt que sur le seul résultat immédiat : « Je me vois comme un coach qui voyage avec chaque joueur ». Il prend l’exemple de son jeune joueur lensois Kyllian Antonio : « Mon défi, c’est de le mettre dans les conditions pour qu’il soit la meilleure version de lui-même à son âge et qu’il garde cette dynamique dans sa carrière ».

Il revendique clairement cette philosophie comme héritage de son passage à Francfort, où plusieurs jeunes ont explosé sous ses ordres avant d’être vendus à prix d’or : « Quand le coach a le courage de faire jouer les jeunes, ils progressent et on peut les vendre. C’était mon projet à Francfort, et c’est le même à Lens ».

Lens : Des ambitions assumées pour la Ligue des champions

Sur les objectifs fixés pour la campagne européenne à venir, où Lens n’a jamais franchi le premier tour, Toppmöller affiche une ambition claire, sans pour autant se projeter sur un résultat précis avant le tirage au sort : « C’est un cadeau pour le club, tu joues des matches fantastiques où les joueurs grandissent et le coach aussi, tu gagnes beaucoup d’argent, tu valorises tes joueurs ». Il conclut sur une note offensive qui résume bien son état d’esprit général : « On veut montrer que Lens n’est pas là par hasard ».

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Thomas Delcourt

Thomas Delcourt

Journaliste spécialisé Ligue 1, Ligue 2 et mercato sur Morning Foot.

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