Ligue 3 : Philippe Diallo donne toutes les précisions sur le nouveau format

par | Août 6, 2026 | Ligue 2

Ligue 3 L3 Model

Statut professionnel obligatoire, arbitrage vidéo allégé, dotations revues à la hausse : Philippe Diallo a détaillé dans Ouest-France les contours de la nouvelle Ligue 3 Betclic, appelée à succéder au National dès cette saison. Un projet pensé pour se démarquer clairement des deux premiers échelons.

Le choix de Betclic pour baptiser cette nouvelle troisième division n’a rien d’un hasard. Selon Philippe Diallo, la Fédération française de football entretient un partenariat avec l’opérateur depuis près de cinq ans, déjà présent aux côtés de la Coupe de France, des équipes de France et de l’Arkema Première Ligue. La création de la Ligue 3 a naturellement intéressé Betclic pour étendre cette collaboration.

Fin de l’hybridation, place au tout-professionnel

Le changement le plus structurant reste la disparition du modèle hybride qui caractérisait le National, où cohabitaient clubs professionnels et fédéraux. « Certains clubs se plaignaient de cette hétérogénéité. Ils éprouvaient le souhait d’être mieux valorisés », explique Diallo, qui a donc acté la création d’un championnat composé uniquement de clubs professionnels, à l’image de la Ligue 1 et de la Ligue 2.

Un arbitrage vidéo allégé, inspiré du Mondial

Pour se différencier des deux divisions supérieures, la Ligue 3 innove notamment sur l’arbitrage. Le Football Vidéo Support, un système plus léger que la VAR utilisée en Ligue 1, permettra à chaque entraîneur de disposer de deux challenges par match, sollicitables sur toute action entrant dans le protocole VAR classique. Autre nouveauté : l’introduction des règles expérimentées lors de la Coupe du monde concernant les remises en touche et les sorties de balle, destinées à fluidifier et accélérer le jeu.

Ligue 3 : Des dotations en forte hausse, sous conditions

Sur le plan financier, chaque club de Ligue 3 percevra une dotation de 450 000 €, contre 300 000 € la saison passée en National. Une augmentation significative, mais qui reste conditionnée au respect d’un cahier des charges strict. « C’est le but, pour qu’il y ait plus d’homogénéité. Cela permettra aux clubs d’avoir les mêmes armes », justifie le président de la FFF.

Effectifs plafonnés et priorité à la formation locale

Une convention sur le statut des joueurs vient également encadrer cette professionnalisation généralisée. Les effectifs seront limités à 20 joueurs sous contrat fédéral maximum par club, avec un dispositif favorisant les joueurs formés en France, et plus particulièrement dans la région du club concerné. Les moins de 21 ans ainsi que les joueurs formés dans la ligue régionale ne seront pas comptabilisés parmi ces 20 contrats, une mesure pensée pour encourager la formation locale sans pénaliser la gestion des effectifs.

Un système de montée-descente calqué sur la Ligue 2

Côté sportif, les deux premiers du classement seront promus directement, tandis que des playoffs opposeront les équipes classées de la 3e à la 6e place, sur le modèle déjà en vigueur en Ligue 2. Le vainqueur de ces playoffs affrontera ensuite le 16e de Ligue 2 lors d’un barrage aller-retour. Les trois derniers du championnat seront relégués en National 1, dont les trois premiers de groupe accéderont directement à la Ligue 3.

Autre curiosité de ce nouveau format : un trophée inédit, don du baron de Coubertin datant du début du siècle dernier, retrouvé lors d’enchères publiques et qui sera remis chaque année au vainqueur du championnat.

Le statut pro, obligatoire et non négociable

Contrairement au National, où les clubs relégués de Ligue 2 pouvaient conserver leur statut professionnel pendant deux saisons, la Ligue 3 imposera ce statut de manière stricte et automatique. « On s’était aperçu que 50 % des clubs avaient déjà un statut professionnel en National. Donc on a anticipé une évolution quasiment naturelle », précise Diallo. À l’inverse, tout club relégué sportivement ou administrativement en National 1 perdra automatiquement son statut professionnel.

Une revalorisation qui dépasse le seul cadre de la L3

Interrogé sur les autres divisions parfois en difficulté, Philippe Diallo a tenu à élargir le propos. La D1 futsal, dotée jusqu’ici de 50 000 € par club, verra sa dotation grimper progressivement à 70 000 €, puis 80 000 €, pour atteindre 100 000 € d’ici trois ans. La Première Ligue Arkema bénéficie également d’aides significatives, pouvant dépasser 500 000 € par club, confirmant une volonté fédérale de structurer l’ensemble de la pyramide du football français au-delà du seul projet de Ligue 3.

Source : Ouest-France

Morning-Foot Google
Thomas Delcourt

Thomas Delcourt

Journaliste spécialisé Ligue 1, Ligue 2 et mercato sur Morning Foot.

Analyse l’actualité du football français avec une approche data.


Voir tous ses articles →

À lire sur Morning Foot