L’arrivée de Charlie Cresswell devrait clore le mercato entrant du Stade Rennais. Place désormais aux ventes : entre gros contrats à dégraisser, cas particuliers dans chaque ligne et départ quasi acté d’un international suisse, Ouest-France fait l’état des lieux d’un été qui bascule vers les sorties.
Officialisée mardi 4 août, l’arrivée du défenseur central Charlie Cresswell devrait marquer un tournant dans le mercato rennais. Huitième recrue de l’été si l’on inclut la levée de l’option d’achat d’Arnaud Nordin, cette signature satisferait déjà Franck Haise sur le plan des arrivées. En interne, l’entraîneur se dirait satisfait de son effectif actuel, et tout nouveau recrutement supplémentaire dépendra désormais directement du nombre de départs enregistrés.
Stade Rennais : La défense, secteur le plus surveillé
Après avoir déjà prêté huit joueurs cet été, le Stade Rennais doit maintenant composer avec plusieurs gros contrats à alléger. En défense, le club devra gérer finement le cas d’Abdelhamid Ait Boudlal, sous contrat jusqu’en 2028, dont les nouveaux agents pourraient compliquer les discussions. Alidu Seidu et Lilian Brassier restent également en première ligne des départs envisagés dans ce secteur.
James et Cissé, deux départs programmés
Au milieu de terrain, Djaoui Cissé et Jordan James ne rentrent plus dans l’équation rennaise. Les deux joueurs sont programmés au départ, avec plus de 20 millions d’euros espérés au total pour ces deux dossiers. James dispose de plusieurs prétendants et espère signer en Premier League, mais Rennes n’aurait pour l’instant reçu aucune offre concrète. Même constat du côté de Cissé.
Fofana, un cas plus complexe à cause de son contrat
Le dossier Seko Fofana s’annonce plus délicat, en raison d’un très gros contrat qui limite naturellement le nombre de courtisans potentiels, sauf éventuellement via une formule de prêt. Si le joueur et le club restent tous deux à l’écoute du marché, Franck Haise, qui l’appréciait déjà à Lens, continue de compter sur lui en attendant. À Galatasaray dimanche dernier (3-3), l’international ivoirien est d’ailleurs entré en jeu malgré une préparation minimale, et a même hérité du brassard de capitaine.

Embolo, départ quasi acté vers la MLS
En attaque, la tendance la plus forte concerne Breel Embolo. Auteur d’une bonne Coupe du monde avec la Suisse, l’attaquant ne manque pas de prétendants, notamment en MLS où Atlanta aurait bien avancé sur le dossier. Il dispose d’un bon de sortie lié à une clause contractuelle, et au moins 15 M€ de transfert pourraient rentrer dans les caisses rennaises. Le directeur sportif Loïc Désiré avait indiqué en juin qu’en cas de départ, Embolo serait remplacé par un profil de « 9 » différent, une promesse qu’il faudra désormais vérifier dans les faits.

Blas et Al-Tamari, deux dossiers à surveiller
Autre situation à suivre de près : celle de Ludovic Blas, apprécié par Franck Haise et très impliqué au quotidien sans donner l’impression de chercher ailleurs. Le problème reste contractuel, puisque l’ancien Nantais sera libre dans un an, sans qu’une prolongation ne soit à ce stade sur la table. Il faudra également surveiller d’éventuelles manœuvres autour de Mousa Al-Tamari, qui serait lui aussi à l’écoute du marché.
Lepaul, un intouchable martelé par tout le club
Seul dossier définitivement clos pour Rennes : celui d’Estéban Lepaul. Le club dans son ensemble martèle qu’il ne partira pas cet été, même en cas de très grosse offre, confirmant le statut d’intouchable du meilleur buteur de Ligue 1 de la saison passée, quelques jours après sa prolongation jusqu’en 2030.

Stade Rennais : Un été financièrement maîtrisé
Sur le plan comptable, les estimations d’achats de cet été, sans compter les 22,5 M€ que Rennes comptabilisera pour Cresswell à l’été 2027, tourneraient autour de 35 M€. Du côté des ventes, en intégrant celles de Jérémy Jacquet et Albert Gronbaek ainsi qu’un bonus de 4 M€ sur le transfert de Matthis Abline à Monaco, le total avoisinerait les 73 M€, confirmant un été globalement bénéficiaire pour les finances rennaises, dans le respect du cadre contraignant du fair-play financier.


