Réduit à dix dès la 19e minute, le Stade lavallois a longtemps fait douter Rodez lors de cette première journée de Ligue 2. Un scénario finalement cruel pour les Tango, battus 3-1 à Paul-Lignon malgré une résistance héroïque et deux occasions franches d’ouvrir le score.
Le plan de David Vignes reposait sur une envie affichée d’aller chercher des points en terres aveyronnaises, loin de tout esprit de victime. Les vœux du coach lavallois ont pourtant viré au calcul de survie après l’exclusion de Bane, défenseur central tango, dès la 19e minute. Évoluer à dix contre onze pendant plus d’une heure de jeu relevait dès lors de la mission quasi impossible face à un promu solide, installé dans son projet de jeu depuis plusieurs saisons sous la houlette de Didier Santini.
Laval, une résistance qui a longtemps fait douter Rodez
Contrairement au scénario redouté, les Mayennais n’ont jamais baissé les bras. Passés d’un 4-4-2 en losange à un 4-4-1 regroupé devant leur surface, prompts à ressortir proprement et à partir en nombre en transition, les Tango ont même construit deux occasions franches avant la pause, via Dago (40e) puis Sellouki (45e+3), sans parvenir à trouver l’ouverture. Un round d’observation à dix contre onze qui n’avait rien d’anodin. « On a montré une belle image, on a eu de la personnalité », a résumé David Vignes après la rencontre.
Rodez a fini par débloquer la situation à la 52e minute, quand Issanchou suit une frappe de Lipinski repoussée par Samassa. Un but qui aurait pu enclencher une correction sévère au vu de la supériorité numérique. Mais Laval a répondu presque immédiatement. Dago touche le poteau après un raid solitaire (60e), puis Clavreul, tout juste entré, conclut un joli mouvement collectif sur un service de Mouton pour égaliser (68e). Un point était à portée de main pour les Lavallois pendant de longues minutes.
Ligue 2 : Le money time fatal aux Tango
Tout a basculé dans le dernier quart d’heure. Baldé redonne l’avantage à Rodez sur une frappe excentrée à la 89e minute, une réalisation que son propre entraîneur, David Vignes, a lui-même relativisée après coup. Puis Joly enfonce le clou dans le temps additionnel (90e+4), scellant un score final de 3-1 qui ne reflète pas l’intensité de la résistance lavalloise pendant plus d’une heure à dix contre onze.
Ce qu’il faut retenir de cette première journée de Ligue 2
Rodez confirme sa réputation de mur à domicile, portée par une série de vingt rencontres de Ligue 2 sans défaite que le club aveyronnais espère prolonger cette saison. Pour Laval, la déception est réelle malgré le scénario défavorable dès le premier quart d’heure. Le nouveau projet porté par David Vignes a montré du caractère et une identité de jeu affirmée, deux éléments encourageants avant la réception de Nantes prévue le vendredi 14 août.
Source : Ouest-France


