Nouveau coach, mercato bouclé, budget en légère hausse : Laurent Lairy a dressé un état des lieux complet du Stade Lavallois avant la réception du FC Nantes, ce vendredi.
Le président des Tango a répondu aux questions à la veille du premier match à domicile de la saison, entre bilan financier, relation avec son nouvel entraîneur et ambitions pour cet exercice de Ligue 2.
Stade Lavallois : Un budget à 9,5 M€, masse salariale en hausse de 10 %
Neuf recrues ont rejoint Laval cet été, faisant évoluer les finances du club mayennais. « On est affiché autour de 9,5 millions d’euros. Maintenant, les budgets ne veulent pas dire grand-chose puisque dedans, il y a le groupe professionnel et puis le centre de formation et tout plein de composantes », a nuancé Lairy. Sur la masse salariale, la trajectoire est claire : « On l’a augmentée de 10 % et on est revenu au niveau de la saison 2024-2025 ».
Les droits TV, eux, restent en berne : « On est sur 1,3 millions d’euros à peu près. Je rappelle que dans les périodes normales on était à 4,2 millions donc on a perdu beaucoup d’argent, ce qui a abîmé le budget du Stade lavallois, mais aussi tous les budgets de Ligue 2 », a-t-il détaillé, pointant directement la responsabilité de l’instance dirigeante : « Pour moi, c’est lié à tout un tas de décisions qui ont été prises par la Ligue de football professionnel qui n’étaient pas bonnes ».
Stade Lavallois : Un effectif quasiment figé
À quelques semaines de la fermeture du mercato, Lairy a annoncé une équipe déjà bouclée. « Au moment où je vous parle, l’effectif est formé et, sauf évènements de dernière minute, on va probablement rester avec le groupe en place ». Sur la blessure de Mattéo Commaret, aucun remplacement n’est prévu : « Il n’y a pas de volonté de remplacer Mattéo. On pense qu’il peut être rétabli sous 8-10 semaines, on doit pouvoir faire la jonction », a-t-il précisé, tout en restant prudent : « Dans le football, tout peut évoluer, on a jusqu’au 1er septembre pour rester attentif ».
Une relation de confiance avec David Vignes
Sur sa collaboration avec David Vignes, arrivé sur le banc lavallois après sept saisons d’Olivier Frapolli, Lairy s’est montré élogieux. « Ça se passe très bien. Je suis un homme de dialogue, David aussi, et je crois que la relation humaine entre un président et un coach est importante dans un club. La première valeur, c’est la transparence », a-t-il expliqué. Un trio de gouvernance s’est formé avec le directeur sportif : « Ousmane (Dabo) s’implique aussi sur la partie sportive et donc, entre nous trois aujourd’hui on forme un trio », résumant une organisation fluide : « La relation humaine s’est établie de manière naturelle ».
Rodez, une défaite liée à un carton rouge précoce
Sur le revers 3-1 concédé à Rodez en ouverture, Lairy a pointé l’élément qui a plombé la rencontre. « Évidemment un peu frustré du match. On s’est tiré très tôt une balle dans le pied (carton rouge de Sidi Bane à la 18e minute) et à partir de là, c’est compliqué ». Le contenu l’a toutefois plutôt rassuré, citant en exemple le jeune Ethan Clavreul : « Les joueurs recrutés répondent aux attentes fixées et je suis très satisfait du travail du centre de formation », avant de fixer le cap sur Nantes : « On va essayer d’être à la hauteur de cette belle affiche ».
Stade Lavallois : L’objectif barrages assumé
Sur les ambitions de la saison, Lairy reconduit l’objectif de l’an dernier. « En Ligue 2, c’est la première partie du classement qui m’intéresse donc j’ai refixé le même objectif : essayer de faire le maximum pour grappiller des barrages voire plus si affinité ». Il juge la division particulièrement relevée cette saison, renforcée par plusieurs descentes de Ligue 1 : « On est dans un championnat relevé avec un niveau que je considère entre le milieu de la Ligue 1 et la première partie de Ligue 2 ». Sans complexe pour autant, s’appuyant sur l’exemple du Mans, monté l’an dernier avec un budget comparable : « Avec le groupe qu’on a créé, je n’ai pas de complexe par rapport aux clubs qui nous entourent ».


