Menés au bout du bout du temps additionnel après avoir mené 3-1, réduits à dix, puis punis sur penalty. Reims a vécu une fin de match cauchemardesque à Dunkerque.
Solide leader pendant plus d’une heure, le Stade de Reims s’est effondré dans les ultimes secondes de la 2e journée de Ligue 2, concédant l’égalisation (3-3) sur un penalty sifflé après un carton rouge. Une désillusion qu’Nicolas Usaï a tenté d’analyser à froid en conférence de presse.
Stade de Reims : Un sentiment d’injustice assumé
L’entraîneur rémois n’a pas caché son amertume face à ce scénario cruel. « Quand on mène 3-1 et qu’on prend un but à l’ultime seconde, il y a de la frustration et un sentiment d’injustice. » Il n’a toutefois pas cherché à remettre en cause l’arbitrage sur le fond, même s’il juge la sanction excessive : « Le carton rouge est très sévère mais il faut respecter les décisions. »
Pour Usaï, ce scénario s’explique aussi par la jeunesse de son groupe, prise à défaut dans le money time. « L’équipe est jeune, on a manqué un peu d’expérience mais ça s’est joué à 10 secondes. »
Le mérite d’avoir renversé Dunkerque
Malgré la fin de match ratée, le technicien rémois a tenu à souligner le caractère affiché par ses joueurs, capables de renverser une équipe pourtant portée sur la possession. « On a fait preuve de caractère car on a été menés par une équipe qui maîtrise bien le ballon. A 0-1, c’est important de pouvoir renverser des situations. » Un motif de satisfaction qui contraste avec la désillusion du money time.
Stade de Reims : Une tension palpable au coup de sifflet final
Interrogé sur les scènes de tension observées au terme de la rencontre, Usaï n’a pas éludé le sujet. « C’est le sentiment de frustration et on perd un peu les nerfs. Pour les joueurs, c’est difficile mais il faut rester mesurés. » Il reconnaît que le double coup dur, expulsion puis penalty, a nourri cette colère : « Le carton rouge nous fait mal et le penalty accentue le sentiment d’injustice mais ça fait partie du jeu. »
Le staff rémois a d’ailleurs dû intervenir dans le money time pour apaiser le vestiaire et éviter tout débordement supplémentaire. « La jeunesse demande de l’insouciance donc il y a de temps en temps des erreurs. Mais l’apprentissage va devoir être rapide. On a calmé nos joueurs après le coup de sifflet final pour éviter une fin tumultueuse. »
Plus de verticalité, mais encore des lacunes
Sur le plan du jeu, Usaï retient une progression par rapport au match nul et vierge concédé face à Clermont lors de la première journée. « On a mis plus de verticalité que contre Clermont même si on a manqué un peu de justesse pour tenir le ballon et faire remonter le bloc. On a des axes de progression et d’amélioration. »
Stade de Reims : Fofana, la résilience saluée
Décisif ce week-end après une semaine compliquée, Yaya Fofana a également été évoqué par son entraîneur. « Il a amené une bonne réponse, il a ressassé l’occasion de la semaine dernière mais il a fait preuve de résilience pour être décisif cette fois. » Sur la sortie frustrée du joueur, remplacé après la perte d’un latéral, Usaï a préféré relativiser. « C’est Yaya, je n’en tiens aucune rigueur. On a perdu un latéral donc c’était normal de le remplacer. Je préfère voir de la frustration chez un joueur mais c’est anecdotique. »
Reims repart donc de Dunkerque avec un point amer et une leçon à tirer sur la gestion des fins de match. Le calendrier ne laissera pas beaucoup de temps pour digérer : l’apprentissage devra effectivement être rapide, comme le réclame Usaï lui-même.
Source : Conférence de presse Nicolas Usaï


