Zéro point, une place de lanterne rouge, et un entraîneur qui distille des messages à peine voilés à son vestiaire. Le FC Nantes aborde la réception de Rodez dans une position déjà inconfortable, seulement deux journées après le coup d’envoi de la saison.
Battus par le Red Star (0-1) puis à Laval (2-1), les Canaris pointent en dernière position de Ligue 2 avant d’affronter les Aveyronnais ce samedi 22 août à la Beaujoire (14h). Un match à ne pas manquer pour Michel Der Zakarian et ses hommes.
Un vestiaire dans le viseur du coach
Plus loquace qu’à l’accoutumée en conférence de presse, l’entraîneur nantais a envoyé quelques messages à peine dissimulés à certains de ses joueurs, sans les nommer explicitement. En cause : la période de mercato estival, qui s’étire jusqu’au 1er septembre en France. « Tant que le mercato n’est pas fini, on a toujours des joueurs pensant qu’ils vont partir. Pour l’instant, ils sont au FC Nantes et ils doivent jouer pour le FC Nantes, et pas contre le FC Nantes. J’espère que tout le monde est bien connecté, et a envie de donner ce qu’il a à donner. »
Selon les informations d’Ouest-France, certains éléments de l’effectif auraient mal vécu la baisse de salaire inhérente à la descente en Ligue 2, une situation que Der Zakarian juge délicate à gérer. « Pour les coachs, c’est toujours embêtant d’avoir des joueurs qui se posent des questions. »
FC Nantes : Une position de dernier de Ligue 2 encore digérable
Malgré ce début de saison catastrophique sur le plan comptable, le technicien franco-arménien refuse de céder à la panique. « Je pense positif. On doit continuer à mettre en match ce que l’on met à l’entraînement. Être plus agressif dans notre jeu ou pour marquer. » Il affirme également ne pas ressentir de tension particulière autour du groupe. « Cette semaine, je n’ai pas trouvé les joueurs abattus. Les séances ont été bonnes. »
Un constat que ne partage pas totalement son milieu international malien, plus critique sur l’état d’esprit collectif. « Je ne sais pas si c’est un manque de lâcher prise mais il y a peut-être une fébrilité mentale. On voit des choses à l’entraînement, pas en match. C’est décevant. »
Sissoko lance l’alerte
Du côté du vestiaire, Ibrahima Sissoko ne mâche pas ses mots sur la nécessité de réagir rapidement. « Il faut qu’on se réveille. Quand on dit que l’on joue pour la montée, chaque match est important. On n’a pas bien commencé mais maintenant on peut y remédier. À nous de faire en sorte que cela se passe bien. »
FC Nantes : Le retour partiel du public à la Beaujoire
Après un huis clos total imposé pour le match d’ouverture face au Red Star, conséquence des débordements survenus contre Toulouse la saison passée, le FC Nantes évoluera pour la première fois cette saison devant une partie de ses supporters. La tribune Loire reste toutefois fermée pour cette rencontre et la suivante contre Nancy, la Brigade Loire ayant annoncé qu’elle respecterait cette sanction avant de faire son retour prévu le 10 octobre face à Reims. Entre 12 000 et 14 000 spectateurs sont attendus pour ce rendez-vous, où Michel Der Zakarian espère retrouver un supplément d’énergie. « C’est toujours mieux de jouer devant un public que dans un stade vide. »
Un adversaire coriace, habitué à l’antichambre de l’élite
Rodez se présente avec un profil solide, fort de huit saisons consécutives dans l’antichambre de l’élite, dont une 5e place obtenue lors du dernier exercice et une élimination seulement synonyme de barrage perdu face à Saint-Étienne aux tirs au but. Le club aveyronnais devra toutefois composer sans son gardien Quentin Braat, ancien Nantais, blessé au mollet.
Der Zakarian a dressé un portrait précis de cet adversaire coriace. « C’est une équipe solide. Elle joue à cinq derrière depuis plusieurs années avec deux couloirs qui se projettent vite vers l’avant. Il y a aussi beaucoup de jeu direct, avec deux attaquants qui vont très vite. »
FC Nantes : Une pression assumée mais relativisée
Sur l’éventuelle remise en question de son propre poste après ce début d’exercice compliqué, l’entraîneur nantais tient à couper court aux spéculations. « Après Laval, je n’ai pas eu la direction. Il n’y a pas de pression. Je ne vais pas sur les réseaux sociaux. Je m’occupe de mes joueurs. Ce qui m’intéresse, c’est le travail, qu’on soit impliqué dedans. C’est ce qui va nous permettre de progresser. »
Un discours résolument tourné vers l’action, alors que ce rendez-vous face à Rodez s’annonce déjà comme un test grandeur nature pour un FC Nantes en quête de ses premiers points de la saison.
Source : Ouest-France


