**FC Nantes : troisième défaite de rang, les statistiques accablent les Canaris après la déroute face à Rodez**
Défaite 5-2 à domicile face à Rodez ce samedi, alors que les Canaris menaient 2-1 à la pause. Troisième revers consécutif en Ligue 2, et des statistiques qui accentuent le malaise nantais malgré la possession et le volume de jeu affichés.
FC Nantes : Une possession de balle qui ne dit rien de la réalité du match
Sur le papier, Nantes a dominé. 59 % de possession contre 41 % pour Rodez, 512 passes tentées contre 341, 18 coups francs obtenus contre 14. Des chiffres qui, sur n’importe quel autre match, traduiraient une équipe maîtresse des débats. Sauf que le tableau d’affichage raconte une tout autre histoire : 5 buts encaissés, une défense trouée, et une troisième défaite de rang en Ligue 2.
Le nombre de tirs cadre déjà mieux la physionomie réelle de la rencontre : 14 tentations nantaises contre 16 pour les Ruthénois, avec un différentiel qui s’inverse totalement sur les arrêts du gardien. Basile Dupé n’a repoussé qu’un seul tir quand son vis-à-vis en a détourné quatre. Rodez a donc été nettement plus clinique, avec quatre buts inscrits sur ses quatre premiers tirs cadrés selon les ratings du match.
Fc Nantes : Corredor buteur contre son ancien club, mais ça ne suffit pas
Sur le plan individuel, Corredor a livré une première mi-temps de rêve. Auteur d’un doublé (4′, 24′) face à son ancien club, où il a évolué trois saisons entre 2021 et 2024, l’attaquant aveyronnais n’a même pas célébré son premier but par respect pour le RAF. Il s’est autorisé davantage de festivités sur le second, avant de frôler le triplé (26′) puis de sortir sur blessure juste avant la pause, remplacé par Tabibou.
Cafaro a été à la conclusion des deux offrandes pour Corredor, avant d’être averti pour contestation et de céder sa place à Dabo (69′), auteur de ses premières minutes professionnelles. Younoussa a lui aussi brillé sur son entrée, avec un une-deux d’école sur le deuxième but nantais. Autant de satisfactions individuelles qui n’ont pas suffi à éviter le naufrage collectif.
Sow, retour catastrophique et fautif sur les deux premiers buts ruthénois
Le vrai point noir se situe en défense. Sow, qui n’avait plus porté le maillot nantais depuis avril 2025 après une rupture des ligaments croisés en prêt, a été aligné pour remplacer un Tati jugé catastrophique lors du match précédent à Laval. Le résultat n’a pas été meilleur : principal responsable des deux premiers buts encaissés, il a même inscrit un but contre son camp en toute fin de rencontre pour parachever une prestation cauchemardesque.
Perrin n’a pas davantage rassuré, trop lent sur ses interventions et coupable de retard sur l’erreur de marquage qui a permis à Baldé d’ouvrir son compteur. L’attaquant ruthénois n’a ensuite plus quitté la partie nantaise, complétant un triplé personnel synonyme de naufrage pour la charnière des Canaris. Guirassy, côté offensif, a lui vu un but logiquement annulé pour un léger contact avec Lipinski, avant de céder sa place à Koné dont la dernière tentative s’est écrasée sur la ligne.
Une équipe qui court après les points, une défense à reconstruire
Trois matches, trois défaites : le début de saison ruthénois… pardon, nantais, prend des allures de crise précoce. Les Canaris ont eu le match en main à la pause et l’ont laissé filer en une mi-temps, un scénario qui commence à devenir une habitude sur cette entame de championnat. Les statistiques de possession et de passes masquent un vrai problème structurel : une défense incapable de tenir un score favorable sur la durée, et un secteur latéral (Guilbert notamment critiqué pour ses errements défensifs) en manque flagrant de vigilance.
À ce rythme, la question n’est plus de savoir si Nantes va se relever, mais quand. Le prochain rendez-vous s’annonce déjà comme un test de caractère pour un vestiaire qui a montré, en une mi-temps, qu’il savait aussi bien produire du jeu que s’effondrer.


