FC Nantes : Menés au score au repos, les Nantais ont explosé après la pause face à Rodez, ce samedi 22 août, à la Beaujoire. Score final : 5-2. Dans le vestiaire, les mots sont durs, et un chiffre glace : trois matches, trois défaites pour démarrer la saison.
Un scénario qui bascule en une mi-temps
Tout allait bien pour Nantes à la pause. Menés 2-1, les Canaris tenaient leur match, avec de bonnes intentions et des circuits de passes trouvés. « En première mi-temps, on fait le boulot, on trouve des circuits de passes, on a les bonnes intentions », résume Johann Lepenant. Puis tout s’effondre. Un but encaissé très vite en seconde période, et plus rien ne fonctionne. Rodez inscrit trois buts supplémentaires, et la Beaujoire assiste, impuissante, à une déroute à domicile. « En deuxième, on a baissé de pied, on leur a redonné confiance », poursuit le milieu nantais, qui parle d’un « manque de révolte » inacceptable dans son propre stade.
FC Nantes : Perrin et Sissoko, la honte affichée
Le capitaine Lucas Perrin ne cherche pas d’excuse. « On fait une bonne première mi-temps puis en deuxième, on revient avec plein d’ambitions et finalement on se fait tuer », lâche le défenseur, qui parle d’un « scandale » à propos des cinq buts encaissés à domicile. Il ira jusqu’à évoquer sa « honte » de la seconde période disputée par son équipe, qu’il juge « catastrophique ».
Même constat, mots presque identiques, chez Ibrahima Sissoko. « C’est une humiliation, on a honte », tranche-t-il. Le défenseur situe le point de bascule autour de la 70e minute, juste après le troisième but encaissé, celui qui a fait vaciller tout le collectif nantais. « Mentalement, on a faibli, on n’a pas su se relever de cette claque », ajoute-t-il, avant de nuancer sur le climat qui entoure désormais le groupe : « On va commencer à s’alarmer un petit peu même si j’ai dit hier qu’il ne le fallait pas. Là, tu prends 5-2 à la maison. »
« On passe de tout à rien »
Killian Corredor, souvent moteur du jeu nantais cet été, ne trouve plus les mots pour expliquer l’écart entre les deux mi-temps. « On fait 45 minutes encore très bien, on mène au score, on fait ce qu’il faut faire. Va chercher à comprendre ce qui se passe », souffle-t-il, avant de pointer une bascule qu’il ne s’explique pas : « On passe de tout à rien. On lâche tout, d’un coup, va-t’en savoir pourquoi. » Il appelle à une remise en question collective, quitte à ce que les tensions internes éclatent au grand jour. Sa conclusion résume l’urgence de la situation : « C’est impossible qu’au bout de trois matches il y ait trois défaites, impossible. »
Frédéric Guilbert va dans le même sens, avec un aveu rare venant d’un défenseur d’expérience. « On a fait une bonne première mi-temps puis on s’est liquéfié », dit-il, avant de pointer un problème qui dépasse le tactique : « Je pense qu’il y a une grosse partie mentale. On a été trop faible mentalement pour exister, moi compris. »
FC Nantes : Der Zakarian déjà sous pression
Trois journées, trois défaites. Le bilan est sévère pour Michel Der Zakarian, dont les propos en conférence d’après-match ont eux aussi trahi l’agacement du technicien face à la situation de son groupe. La série noire installe d’ores et déjà une pression sur le staff nantais, à peine quelques semaines après le coup d’envoi de la saison. Le discours collectif des cadres, unanime sur la nécessité d’une remise en question immédiate, laisse deviner un vestiaire fébrile, où la moindre nouvelle contre-performance pourrait accélérer les questionnements autour du banc.
Prochaine échéance pour les Canaris : confirmer que cette entame catastrophique n’est qu’un accident de parcours, et non le symptôme d’un mal plus profond.


