OL : Aligné pour la première fois comme titulaire depuis le 24 avril, Mads Bidstrup a livré une prestation pleine d’engagement lors de la victoire lyonnaise à Toulouse (2-0). Recruté cet été à Salzbourg pour 8,5 M€, le milieu danois arrive avec un profil statistique qui éclaire d’un jour nouveau son rôle dans l’entrejeu lyonnais.
Les données de la saison écoulée en Autriche confirment ce que son capitaine Corentin Tolisso vantait la veille du match : Bidstrup est avant tout un athlète du travail. L’indice de performance Data’Scout le classait numéro 1 de son championnat en tant que milieu récupérateur (69) et également numéro 1 en tant que milieu sentinelle (65), deux registres qui traduisent un joueur pensé pour couvrir un maximum de terrain plutôt que pour peser sur les statistiques offensives.
Cette lecture colle parfaitement à ce qu’il a montré à Toulouse : 11,8 kilomètres parcourus en 80 minutes, 96 courses à haute intensité. Des chiffres qui prolongent directement son profil physique de la saison passée, où il culminait déjà à 100 en centiles sur la distance parcourue et les courses à haute intensité, avec également 88 en nombre de sprints. Un moteur athlétique déjà identifié comme l’un des tout meilleurs de son championnat avant même son arrivée en Ligue 1.
OL : Une propreté défensive rare
Sur le plan défensif, les statistiques de Bidstrup impressionnent particulièrement : 100 en duels défensifs gagnés, 94 en duels aériens gagnés, 88 en interceptions et 88 en tacles glissés. Des chiffres qui placent le Danois parmi l’élite défensive de son ancien championnat à son poste, une garantie de solidité que Lyon recherchait visiblement pour densifier son entrejeu.
Cette propreté dans l’engagement s’est d’ailleurs vérifiée samedi soir, avec 57 % de duels remportés et 3 tacles tentés dont 2 réussis. Une continuité statistique qui rassure sur la capacité du joueur à transposer immédiatement ses standards de Bundesliga au rythme de la Ligue 1.
Une contribution offensive encore limitée, un point à surveiller
Le profil de Bidstrup révèle en revanche des lacunes nettes dans l’apport offensif. Avec 0 but et une seule passe décisive sur l’ensemble de la saison passée, ses statistiques de finition restent faméliques : 25 en dribbles réussis, 25 en passes en profondeur, 38 en passes clés. Des chiffres qui expliquent en partie l’occasion manquée face à Toulouse, où bien servi par Tolisso dans la surface, il avait expédié sa frappe au-dessus du cadre.
Un déséquilibre confirmé par le rapport Data’Scout réalisé au moment de son transfert, qui évaluait sa compatibilité avec l’OL à 62/100, un « pari raisonnable » selon l’outil, qui soulignait notamment un « profil différent » de celui déjà présent dans l’effectif lyonnais et un jeu « très différent » de celui pratiqué à Salzbourg.
Un profil unique dans l’effectif de l’OL
Fait notable, l’analyse comparative souligne qu’aucun joueur de l’effectif lyonnais ne présente un profil vraiment similaire à celui de Bidstrup. Le plus proche statistiquement reste Tanner Tessmann, avec seulement 56 % de similarité, loin devant Corentin Tolisso (16 %) ou encore Noah Nartey (29 %). Une donnée qui confirme que Bidstrup apporte une vraie palette différente au sein du collectif lyonnais, plutôt qu’une simple doublure d’un profil déjà existant.
Les trois profils similaires identifiés à l’échelle européenne, Jon Gorrotxategi (Real Sociedad, 85 %), Lewis Cook (Bournemouth, 72 %) et Geoffrey Kondogbia (Marseille, 72 %), confirment ce statut de sentinelle défensive pure, davantage orientée vers l’équilibre collectif que vers la production offensive.
Une pièce complémentaire plutôt qu’un finisseur
Au regard de ces données, la première titularisation de Bidstrup s’inscrit dans une logique cohérente avec son profil de la saison passée : un joueur au volume de jeu exceptionnel, solide dans les duels, mais dont l’apport offensif reste à construire. Une complémentarité qui pourrait justement s’avérer précieuse aux côtés de Tolisso ou Tessmann, plus enclins à porter le danger vers l’avant.
Reste à savoir si l’adaptation au rythme et aux exigences de la Ligue 1 confirmera cette proposition statistique dans les prochaines semaines, alors que Bidstrup vise désormais une place durable dans le onze de départ lyonnais.

Source : Le Progrès, Data’Scout


