Bleus : Ce jeudi soir, Maxence Lacroix, 26 ans, défenseur de Crystal Palace, a été officiellement sélectionné pour disputer la Coupe du monde 2026. Une convocation méritée, portée par une saison XXL en Premier League et des données qui font froid dans le dos.
Pourquoi Deschamps a choisi Lacroix
Formé à Sochaux, passé par le Wolfsburg, Lacroix s’est imposé à Crystal Palace depuis l’été 2024 comme l’un des défenseurs centraux les plus constants d’Angleterre. Cette saison, il a disputé 33 matchs en Premier League pour une moyenne de 99 minutes par rencontre, preuve d’une utilisation quasi totale par Oliver Glasner. Il est devenu, selon Opta, le défenseur de Premier League ayant réalisé le plus d’interceptions cette saison. En novembre dernier, il confiait à L’Équipe son ambition bleue : « L’équipe de France, c’est un rêve de gosse. Surtout avec la Coupe du monde qui arrive, on a envie de faire partie de cette aventure. »
Bleus : La liste des 26 pour le Mondial 2026
Il avait également eu une pensée pour l’exemple Mateta, son coéquipier à Palace, découvert en équipe de France A à 28 ans. La patience paie. Pour Lacroix, elle a payé à 26 ans.
Des données Data’Scout d’exception
Le rapport Data’Scout est éloquent. Lacroix est classé 2e défenseur stoppeur de Premier League (indice 95) et 5e défenseur athlétique (indice 94). Sur 33 matchs à 99 minutes de moyenne, ses percentiles physiques sont stratosphériques :
- Vitesse max : 99/100
- Distance en sprint : 94/100
- Duels aériens gagnés : 93/100
- Duels défensifs gagnés : 89/100
- Interceptions : 79/100
Data’Scout résume son profil en trois points forts : très bonne pointe de vitesse, sprint beaucoup, dispute beaucoup de duels aériens. Un défenseur athlétique, dominateur dans les duels et capable de couvrir des espaces que peu de centraux en Europe peuvent avaler. Sa valeur marchande est estimée à 42 millions d’euros avec un contrat jusqu’en juin 2029.

Maxence Lacroix
Lacroix vs Saliba : peut-il vraiment concurrencer l’Arsenalais ?
La comparaison directe avec William Saliba sur Data’Scout est instructive. Les deux joueurs sont proches sur les duels défensifs disputés (62 chacun) et les duels aériens gagnés (76 ex-aequo). Mais la différence est nette sur d’autres axes.
Lacroix domine Saliba sur : actions défensives réussies (83 vs 5), duels défensifs gagnés % (87 vs 68), duels aériens disputés (96 vs 76), interceptions PAdj (68 vs 5). Saliba reprend l’avantage sur la construction : passes réceptionnées (91 vs 39), précision passes (95 vs 66), passes progressives (37 vs 35).

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En clair : Lacroix défend mieux dans le duel et dans l’espace. Saliba construit mieux et relance plus proprement. Deux profils complémentaires qui pourraient coexister dans une défense à trois, ou se disputer une place dans une défense à quatre selon le système choisi par Deschamps.
Lacroix en Bleus : Un rêve de gosse qui se réalise
Lacroix regardait les annonces de Deschamps en direct chaque fois que les listes sortaient. Il avait confié ne jamais poser la question à son club sur d’éventuelles pré-convocations, préférant ne pas savoir et garder l’espoir intact. « Si tu ne crois pas en toi-même, c’est un peu complexe, le foot », disait-il en souriant. Ce jeudi, le rêve est devenu réel. Et les chiffres prouvent qu’il ne s’y trouve pas par hasard.
Sources : Data’Scout, L’Equipe


